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Le « poil
» ou « Gloire à la bête noire ! »
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Hommes et chiens sont fébriles.
Le pied a été fait.
Nous partons pour trouver les « cochons ». Pas de connotation
péjorative, c’est ainsi que nous nommons les sangliers, avec
nos chiens. Que du respect !
Je vous épargnerais aujourd’hui nos chasses aux cochons.
Une autre fois, vous serez mis dans la confidence. Vous entendrez la forte
voix de Bernard le Tourdre, et les cris rageurs de Lulu, Teckel à
poils durs de même pas cinq kilos tout mouillé…Et la
meute de Porcelaines.
Je vous conduis illico presto en cuisine.
L’animal était de bon poids. J’ai réservé
l’échine pour un souper chez Dame Blandine, qui reçoit
des Manantes et Manants de qualité.
Deux kilos pour la douzaine de militantes et militants…
Dans une grande cocotte, je fais dorer deux oignons finement émincés
sur un fond d’huile d’olive et de beurre, et j’y ajoute
aussitôt mes morceaux de sanglier. Le tout étant doré,
après avoir bien retourné et retourné de ma cuillère
de bois : je flambe d’une rasade de cognac !
Je saupoudre légèrement de sucre et j’effrite thym
et laurier (trois feuilles de laurier, une belle branche de thym). Je
n’oublie pas deux gousses d’ail écrasées.
Olivier est près de moi. Je l’invite à saler et à
tourner le moulin à poivre. Olivier est débutant, certes
mais avec un tel entrain…
Le premier pas étant fait, il verse un litre de vin dans la cocotte
! Du vin viril : un Madiran ou un Cahors.
Avec un grand soupir, il couvre la cocotte et s’est parti pour une
heure de cuisson à feu doux !
Nous refaisons le monde autour d’un verre de Vouvray, frais à
souhait, en compagnie de nos amis.
Un peu avant la fin de la cuisson, je m’éclipse. Retour cuisine.
Je fais fondre environ 50 grammes de beurre, et deux cuillerées
de farine dans une casserole.
Cette préparation sera mon liant pour la sauce…
Sitôt faîtes, je la verse dans la cocotte et lie la sauce.
Tout est prêt, presque parfait ? Parfait !
Le sanglier est déposé dans un beau plat. Olivier m’a
rejoint. Nous nous ruons vers la salle à manger.
Accompagnement ? Des pâtes fraîches ou des pommes de terre
cuites à la vapeur.
Que boire ? Ce soir nous aurons une pensée pour Maître Jacques
qui nous a régalé de ses « Paroles de roi »
; nous boirons un vin Corse : Patrimonio, rouge !
Portemont, le 18 décembre
2003,
en ce jour de la Saint Gatien
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