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La guerre de l’anchois continue de couver…
En ces temps reculés (nous pourrions remonter aux Babyloniens…) l’anchois entrait dans la fabrication des fameux condiments : « garos », « garum » ou « murri » dont les nuoc-nams extrême-orientaux sont les descendants… Ne tardons pas à mettre le tablier… Ils épargnent votre temps. Pour quatre joyeux convives un bon 600 grammes d’anchois frais sont appelés en cuisine. Vous les aurez choisi plutôt « gros » ce qui est un bien grand mot… Il est aisé de les laver sous l’eau, de leur couper la tête, et de leur retirer l’arête principale… mais attention, les deux moitiés doivent rester solidaires ! En place de l’arête retirée vous placez une tranche ou lamelle d’un fromage de chèvre frais de bonne tenue et vous « rejointez » les moitiés de l’anchois. Tous vos anchois ainsi garnis, vous les roulez délicatement dans de la farine puis dans un œuf battu avant de les tapoter toujours avec délicatesse dans de la chapelure. Vous vous doutez bien de la suite… Il ne vous restera plus qu’à les plonger dans une huile bien chaude mais non bouillonnante. Tout chaud, vous les servirez avec un lit de persil frit en quantité ou… osez le basilic, frit légèrement… Le citron aura pris ses quartiers autour du plat. Et, j’en suis sûr, vous n’aurez pas manqué de mettre légèrement au frais dans le seau à glace, une bouteille de Viognier du Languedoc ou d’un grand vin blanc de Cassis… Un rosé de Provence serait facilité… Simon de Quoisiry, le 8 juin 2007 P.S.
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