|
Nos belles douceurs…
D’antan
Les Rois Mages…Peut-être
?
Depuis des lustres, Nantes et Carpentras se disputent la paternité
« gourmande » du berlingot.
Les Bretons me pardonneront de ne connaître que le berlingot de
Carpentras. Pour les départager et jeter définitivement
un « voile » sur cette vaine dispute, je rappellerai que cette
douceur était déjà connue au Moyen-Âge, des
confiseurs arabes…
Les gourmands qui se piquent de science, vous diront qu’il a une
belle forme tétraédrique !
Le vrai berlingot est réalisé à partir de sirops
de sucre, obtenu après le confisage de fruits gorgés de
soleil et orné de filets de sucre blanc. Si aujourd’hui vous
pouvez vous régaler de parfums au citron ou à l’orange,
n’oubliez pas que c’est la saveur mentholée qui fait
référence !
Vous entendrez des voix…
Visitez le beau village bourguignon de Flavigny-sur-Ozerain. Son abbaye
bénédictine défend toujours la fabrication de l’Anis
de Flavigny. Vous céderez plus facilement à la tentation…
Créé au XVIIe siècle par les Ursulines, ce petit
bonbon de la taille d’un petit pois, était à l’origine
une simple graine d’anis enrobée de plusieurs couches de
sirop de sucre, parfumé à la fleur d’oranger. Il paraît
que la palette des parfums s’est étoffée. Soit. Restez
fidèles à l’origine…
Royal !
Aix, la fière ! Aix-en-Provence se devait d’honorer son Roi
René.
C’est ainsi qu’apparu pour la première fois, en 1476,
le Calisson d’Aix, lors des secondes noces du Roi René.
La recette vient d’Italie. En forme de navette ou de vaisseau, la
pâte est confectionnée exclusivement à partir de melon
confit, de sirop de fruits confits, parfumé à la fleur d’oranger
et d’amande. Elle est ensuite recouverte d’une fine feuille
de pain azyme recouverte d’un glaçage…Royal !
Il paraît qu’en 1630, à la suite de la peste, le calisson
était donné à la communion, à la place de
la Sainte Hostie, pour prévenir de l’épidémie
!
Orléans, Beaugency…
Mes amis que reste-t-il…
Le Cotignac !
À nos risques et périls, nous pouvons affirmer que le Gentil
Dauphin en a fait ses délices. Il paraîtrait même que
notre Sainte Jeanne…
Il est né à Orléans au Moyen Âge, auréolé
de vertus digestives et fortifiantes.
Sa recette n’a pas ou peu changé. Elle est simple. C’est
une gelée de coings, sucrée à 75 % de son jus. Le
liquide, d’une couleur sans pareil, est coulé chaud, dans
des petites boîtes en sapin ou épicéa. Les boîtes
sont de diverses tailles, et la plus petite porte le doux nom de «
friponnes ». La gelée une fois prise révèle
sa belle couleur rose-orangé.
Sur les boîtes d’une célèbre « Maison
» d’Orléans, dénommée « Chocolaterie
Royale », notre Sainte, figure en pied, en armure, l’épée
sur la poitrine…
Vous ne pouvez qu’aimez le Cotignac !
A suivre…
Portemont, le 30 décembre
2003,
en ce jour de la Saint-Sabin.
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|

|