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Et de cinq !

Nous vous l’avons dit : Notre ami Ivan de Duve est sous le charme de Gillian Bradshaw.
Nous vous disons tout ! C’est Dame Jacqueline De Beuckelaert qui lui a fait boire le filtre…
Et donc l’ Ami Ivan dévore les  romans de Fée Sorcière Gillian…
« L’Aigle et le Dragon »…

Un voyage mouvementé du Danube en île de Bretagne. Sarmates contre Romains ?
Ne déflorons pas le thème…

Portemont, le 8 mai 2007

Gillian Bradshaw
L’Aigle et le Dragon 

Actes Sud / Errance

ISBN 2-7427-5983-2
EAN : 9782742759835

Il est des auteurs qui m’étaient complètement inconnus il y a peu et qui m’enchantent au fur et à mesure que j’avance dans la lecture de leurs œuvres. C’est le cas de Gillian Bradshaw, née aux Etats-Unis en 1956 et qui vit actuellement en Grande-Bretagne. Il s’agit d’une romancière de tout premier ordre, comme je les aime, dans la lignée des Colleen McCullough, Ayn Rand et Jean Auel.

Le premier roman que j’ai lu, et je remercie encore Jacqueline De Beuckelaert de me l’avoir prêté, est Pourpre Impériale (Albin Michel 1992 et Pocket 1998), le second Le phare d’Alexandrie(Albin Michel 1988 et Pocket 1990) m’a non seulement plu mais littéralement époustouflé par la documentation qu’il a demandée. Le troisième Faucon de mai est le premier tome de sa trilogie arthurienne qui ma démontré les lacunes de mes connaissances relatives au règne du roi Arthur mais me fait attendre avec impatience de lire le deuxième tome Le Trône de l’Été (Nestiveqnen, collection Fractale, 2006) et le troisième tome non encore paru de cette prodigieuse trilogie.

Je viens de terminer la lecture de L’Aigle et le Dragon. C’est le traducteur Iaroslav Lebedynsky qui l’a traduit de l’anglais après avoir persuadé Actes Sud de l’éditer. Le roman comporte une postface dudit traducteur. Au lieu d’étaler son savoir sur les Sarmates, qui est grand, le traducteur aurait été mieux inspiré de se relire attentivement. Des phrases telles que « Il avait plu toute la journée, mais la pluie avait cessé vers midi » ne sont pas dignes d’Actes Sud.

Malgré ces quelques pataquès du traducteur, L’Aigle et le Dragon m’a passionné du début à la fin. Il s’agit d’un vrai roman comme je les aime. Tout d’abord avec un fond historique : l’histoire se passe à l’automne de l’année 175 de notre ère sous l’empereur Marc Aurèle. Il est écrit à la première personne par Ariantès, prince sarmate de haut rang envoyé du Danube en l’île de Bretagne à la tête d’une unité de cavalerie nobiliaire et sous son étendard au dragon. Il retrace d’abord ce long voyage à cheval, ce qui l’a provoqué et le but qu’il poursuit. Ensuite le récit, comme tous ceux de Gillian Bradshaw, mêle astucieusement les sentiments personnels des protagonistes, le contexte historique, les différences de culture, mentalité, priorités, manières de vivre entre les Sarmates et les Romains. Entre barbares et civilisés ? Non pas ! Entre d’un côté l’honneur et la fidélité et de l’autre la force et le mensonge ! Un grand roman !

Ivan de Duve, 18 mars 2007



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