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Essai
sur la France
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d'Ernst
Robert Curtius. Traduit de l'allemand par J. Benoist-Méchin
Editions
de l'Aube, 330 pages.
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Une perle pour nous tirer vers le haut
!
Quelle surprise ! Datant de 1930, cet
essai est un véritable cordial. L'auteur a un nom de sénateur
romain et un prénom "Robertien". Tout pour nous inspirer
confiance. Nous ne sommes pas déçus. C'est un homme d'outre-Rhin
qui nous rappelle notre conscience nationale et notre douce France. Il
nous juge avec une admiration non feinte, comme les privilégiés
du royaume de l'esprit. " Pour un français, le mot de civilisation
est à la fois le palladium de son idée nationale et le garant
d'une solidarité universelle."
"L'âme française a reçu du catholicisme une empreinte
indélébile qui survit souvent à la perte de la Foi".
Fin connaisseur de notre histoire, l'auteur nous rappelle nos liens avec
Rome et l'émergence de notre unité nationale dés
le Xe siècle... Curtius ne tait pas nos abaissements à la
fin du XIX siècle... Mais il nous incite à ne pas nous avouer
vaincus, il ne faut pas oublier : " les trésors de vitalité
de la France".
A lire, un petit bloc de papier et un crayon en main.
Confidence : je ne connaissais ni l'auteur, ni l'existence de ce livre.
Il aura fallu que je patiente dans une gare, et retire d'une poubelle
une page du journal "Le Monde" du 30 janvier 2004, férocement
chiffonnée. Et tout c'est enchaîné !
Merci au journal du soir, et à celui ou celle qui a passé
sa colère sur le journal. J'espère que ce n'était
pas à la suite d'un chagrin d'amour sur le quai de la gare...
Portemont, le 7 février
2004,
en ce jour de la Saint-Romuald.
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