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Si j’osais…

Alors que tout va mal, je vous dirais que le ciel s’éclaire d’espérance.
Les banlieues brûlent, les politiciens s’entredéchirent à coup de surenchères… Et la France sourit à Marie-Antoinette…

Fini le temps de la haine et des mensonges.

Pour s’en convaincre il suffit de lire la page 3 du quotidien les Echos des vendredi 4 et 5 novembre 2005. Une belle page toute en finesse que nous devons à Philippe Chevilley.

Ce mouvement du cœur se dessine lentement depuis quelques années. Souvenez-vous de son « procès » et du spectacle de Gérard Hossein…
Nous ne nous appuyons pas sur l’art de faire pleurer dans les chaumières. Les ouvrages de qualité ne font pas défaut dans les bibliothèques.

Evelyne Lever n’a pas ménagé sa plume pour faire connaître celle que la Révolution et à sa suite la République, avaient transformé en « Messaline, traîtresse diabolique et perverse. » ;
La « légende noire » des républicains est mise au tapis.
Tout cela est bien venu alors que nous venons de « fêter » le 2 novembre 2005, le 250 eme anniversaire de sa naissance.

Comme le dit fort bien Philippe Chevilley, l’année 2005 semble prise d’une véritable « Marie-Antoinette-mania ». Le tournage d’un film à Versailles, par Sofia Coppola, dont la sortie est attendue en 2006, n’est pas étranger à ce mouvement du cœur.

Evelyne Lever, « conseillère » de Sofia Coppola, reste prudente quant au film que nous pourrons voir dans plusieurs mois.
Mais Marie-Antoinette est bien parmi nous et ce sans attendre. La chaîne de télévision « ARTE » a offert aux téléspectateurs un « Week-end à Versailles » les samedi 4 et dimanche 5 novembre. Le musée des Arts décoratifs de Bordeaux présente une exposition de qualité jusqu’au 30 janvier 2006 : « Marie-Antoinette à Versailles, le goût d’une reine ».

Le journaliste des Echos s’interroge : « Exprimer de la sympathie pour Marie-Antoinette est peut-être pour les Français une façon de s’acquitter d’un devoir de mémoire vis-à-vis des dérives sanglantes de la révolution… »

Monsieur Bertrand Delanoë serait bien avisé d’être à l’écoute de ce mouvement de cœur. Doit-on vous rappeler le stupide refus d’attribuer le nom de l’Enfant-roi, du petit Louis XVII, à une place ou une rue de Paris ? Mettre le lien avec le dernier communiqué sur le sujet
Enfant martyr par excellence, fils de Marie-Antoinette…
Dans nos cœurs, nous ne pouvons pas séparer l’Enfant- roi de sa mère.

Philippe Chevilley en conclusion n’a besoin que de peu de mots :
« L’adieu au roi. La séparation avec son fils. Le simulacre de procès. La condamnation. La charrette. Le couperet. La fin, digne. »

Les temps sont propices pour faire découvrir aux Français toutes les réalités de la fureur révolutionnaire et de la fin de ce qui est communément appelé l’Ancien Régime.
Il n’est pas question de magnifier la Monarchie et d’occulter les faiblesses de la Royauté.
Il est simplement primordial que les Français renouent avec leur histoire, débarrassée de tous les mensonges…
Notre avenir commun pourrait alors prendre un tout autre tour que celui que nous propose le manège fou de l’Ordre républicain.

En attendant, lisons, lisons et faisons lire :


« Marie-Antoinette » de Stefan Zweig, en Livre de Poche

D’Evelyne Lever :

« Les Dernières noces de la Monarchie. Louis XVI. Marie-Antoinette » chez Fayard

« Marie-Antoinette, la dernière reine » chez Gallimard
« Marie-Antoinette. Correspondance (1770-1793) » chez Taillandier.

De Mona Ozouf :

« Varennes, la mort de la royauté » chez Gallimard

Nous ne partageons pas nécessairement tous les points de vue des auteurs, mais tous apportent un travail de qualité pour enrichir nos connaissances.

Et vous n’échapperez pas à la lecture du :

« Louis XVI » de Jean-Christian Petitfils, chez Perrin !

Portemont, le 29 novembre 2005.

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