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Je t'aime, Moi non plus...
Nous connaissons au moins deux "Commissaires"
qui ne sont pas prêts de se "pacser".
Franz Fischler, commissaire européen à l'Agriculture, que
les adeptes du "Politiquement correct" qualifient d'Autrichien
conservateur tempeste contre l'ouverture proche des négociations
d'adhésion de la Turquie.
Il a pris sa plume pour écrire à ses collègues et
leur a fait part de ses "doutes". Franz Fischler doute beaucoup
que la Turquie puisse nous rejoindre sur le modèle "démocratique
et laïque" dans le long terme...
Son courrier a fait suite à la visite en Turquie d'un autre commissaire:
Günter Verheugen, commissaire chargé de l'Elargissement, qui
lui est favorable à Ankara...
Le conservateur Autrichien est aussi près de ses sous. L'intégration
de la Turquie coûterait plus de 11 milliards par an pour la seule
agriculture. Franz Fischler craint: " un retour de bâton fondamentaliste".
Mémoire Viennoise sans doute...
Il conclut: " Nous ne pouvons pas continuer à ignorer l'opinion
publique et laisser la construction européenne aux diplomates."
Nous risquons d'assister entre Franz et Günter à une véritable
guerre des polices...
Les propos de Franz mettront du baume au coeur à certains, mais
il est nécessaire de rappeler au commissaire européen à
l'Agriculture, que la véritable politique, la Politique avec un
grand "P", ne s'élabore pas à partir de l'opinion
publique. D'autre part injure est faîte aux diplomates, et cette
injure sent un populisme de mauvais aloi...
L'Histoire de France nous offre une belle suite de grands diplomates.
Nous avons eu parfois des diplomates de moindre envergure alors que la
tête de l'Etat était défaillante et nous en avons
eu aussi des remarquables.
Mais nous avons toujours eu des diplomates de grande qualité quand
la tête de l'Etat était forte et indépendante...
Ainsi, les "diplomates" européens ne sont pas en cause.
Un diplomate est chargé de représenter son pays auprès
d'une nation étrangère. L'Europe politicienne ne peut pas
avoir de tête. Elle a donc les diplomates qu'elle mérite
et avec elle, Franz Fischler.
Portemont, le mardi 12 octobre,
en ce jour de la Saint-Wilfrid, a.d. 2004.
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