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De la Paix européenne…
A l’occasion du cinquantenaire du traité de Rome la fête est morose et les mensonges énormes. Faut-il que les réussites soient rares pour que les dirigeants européistes rabâchent celle de la paix, de cinquante ans de Paix ! Oui, et même davantage depuis 1945. Mais l’Union européenne n’y est pour presque rien. Car de la fin de la deuxième guerre mondiale à la chute du Mur de Berlin, les nations d’Europe furent interdites de combat entre elles. Le co-protectorat russo-américain établi sur le continent par les accords de Yalta empêchait tout conflit qui eut mis en cause le subtil équilibre entre les deux empires, autant ennemis que complices. Comme le prouve leur intervention conjointe pour mettre fin à l’intervention franco-britannique destinée à reprendre le contrôle du canal de Suez. Le seul conflit alors possible en Europe eut été une 3ème guerre mondiale. L’Union européenne n’eut pu l’empêcher. Elle n’est donc pour rien dans la Paix jusqu’à la fin de la domination soviétique et de la guerre dite « froide ». A la rigueur est-elle pour quelque chose dans la paix depuis quinze ans, bien qu’elle n’ait pas apaisé – c’est le moins qu’on puisse dire – les conflits dans les Balkans. Et puis la tendance démographique au vieillissement des populations européennes est un facteur de paix autrement plus déterminant que n’importe qu’elle institution internationale. On ne fait pas la guerre en fauteuils roulants ! Bernard Lhôte, le 6 avril 2007 |
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