Le Grand Cochin qui se dédie aura,
au moins, dit une parole vraie…
Chi-Chi le Timonier, le commandant du
radeau « Ouiouiste » a parlé d’or quand il nous
a lancé que la décision que nous avons à prendre
n’est : « Ni de droite ni de gauche ».
Sinon, tout est vieux. Les Françaises
et les Français qui voteront Non, seront les mères et les
pères de tous les maux à venir. Et comme toujours, le commandant
du radeau a subitement rebranché le sonotone : Il nous promet,
après le 29 mai, « une nouvelle
impulsion ». Dans le genre : Je vous ai compris… Tout
cela est usé, usé comme le régime.
Ce régime prend l’allure
d’une vieille culotte rapiécée. Ses équipages
se déchirent. Tous les appétits se déchaînent.
Seul le peuple de France tient une partie de notre destinée entre
ses mains. Il y a un peu de nos mains. Nous ne devons pas croiser les
bras.
Le peuple de France doit rejeter une fois pour toute tous les méprisants
de la classe politique.
Nous donnerons une palme au Très
Chrétien Monsieur du Plan B. Jacques Delors.
A l’attendre, si nous choisissons dimanche le « ragoût
du non » composé « d’un
morceau de nationalisme, un morceau de souverainisme et autre de xénophobie »,
nous aurons d’ici deux mois « la gueule de bois et mal
au cœur ».
Les Françaises et les Français
n’ont plus à craindre la gueule de bois. Ils l’avaient
déjà deux mois après Maastricht ! En fait, la gueule
de bois nous l’avons depuis bien longtemps, Monsieur du Plan B.
Nous aurons la charge et la responsabilité,
avec tous nos amis, avec toutes celles et ceux qui aiment la France, d’expliquer
que, comme dans les vieux pots se font souvent les meilleures soupes,
c’est peut-être, en politique, avec des vieilles recettes
que nous détenons les clefs de notre avenir.
Rien ne vaut, Monsieur du Plan B, la
bonne odeur des bons vieux ragoûts français !
Portemont, le 27 mai 2005.
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