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Ils ont vraiment
besoin de leçons...
Vous ne connaissez pas Gerrit Zalm.
Nous le connaissons depuis peu, et nous n'en abuserons pas.
Ce ministre des Finances, de nationalité néerlandaise, nous
dit tout à propos du débat qui s'est tenu aux Pays-Bas,
il y a une semaine.
Le sujet: "L'harmonisation fiscale comme
moyen de lutte contre les délocalisations"
Les participants: "Tous les argentiers
de l'Hydre à 25 membres".
Le discret chef d'orchestre pour mener le débat: "Frits
Bolkestein, commissaire au Marché intérieur"
Laissons la parole à Gerrit Zalm
:
"Lors de notre discussion, certains ministres
se sont prononcés pour une harmonisation de l'assiette de l'impôt
sur les sociétés, mais pas des taux, d'autres voudraient
les deux, d'autres enfin refusent tout changement".
Frits Bolkestein avait été pourtant prudent dans ses propositions...
Peu de temps avant l'entrée dans l'arène, notre "Nike
Sarko" voulait jouer à l'"Américaine". C'est
normal. Il est fasciné quelque part, par les Etats-Unis... Il avait
donc quelque peu menacé à coups de sourire carnassier et
tenu un langage qui pourrait se résumer ainsi: "
Les nouveaux membres de l'Hydre doivent relever leur taux d'imposition,
sinon gare... nous pourrions leur supprimer les aides structurelles..."
Réponse du très Polonais
Kwasniewski Alexander :
" Nous devons pouvoir bénéficier
des fonds structurels sinon nous ne pourrons jamais arriver à surmonter
les inégalités qui existent sur notre continent".
Avant même que cette belle assemblée ne parle d'une voix,
le chancelier de l'Echiquier de Sa Gracieuse Majesté, par Blair
interposé, avait fait savoir à ses petits camarades que
la concurrence fiscale entre les 25 membres de l'Hydre était "
saine". A chaque pays de fixer ses taux. Afin de s'éviter
la migraine, il y a même un petit pays balte qui aurait retenu le
taux 0% !
Pour se consoler, "Nike Sarko" ne pouvait compter que sur la
compréhension de la Belgique, du Luxembourg et de l'Allemagne.
Ça va leur être difficile
de se supporter...
"Nike Sarko" entend ne pas lâcher le morceau. Il va falloir
se retrouver pour débattre du budget européen pour les années
2007 à 2013. Les principaux bailleurs de fonds de "l'Hydre
à 25 membres" seraient prêts à geler ce budget.
Les ministres des Phynances, pour contourner le problème, se sont
entendu pour étudier "par blocs" les masses budgétaires
correspondant aux différentes politiques communes, ce pour éviter
d'avoir à sortir les couteaux, les "navajas", les "knifes"
et autres armes blanches qui ne manqueraient pas de sortir des poches
si le débat devait porter sur des chiffres globaux... Au cas où,
nous conseillerions au futur Président d'avoir avec lui un couteau
suisse...
Certains prétendent que le pire est devant nous.
Le marchandage, si ce n'est pas un métier, est au moins un art.
Certains le maîtrise mieux que d'autres. Nous sommes tous égaux,
mais certains le sont plus que d'autres!
Les livres d'Histoire nous enseigne que le Grand Bazar d'Istanbul a été
pendant des siècles le plus grand marché couvert du monde.
Renaissant toujours de ses cendres après incendies ou tremblements
de terre, c'est toujours le lieu privilégié du marchandage,
du marchandage élevé au rang d'art. Les argentiers de "l'Hydre
à 25 membres" devraient demander des leçons aux occupants
d'Istanbul. Pour recevoir les leçons qui s'imposent, ils pourraient
louer une partie du Grand Bazar et s'y installer à demeure avec
tous leurs fonctionnaires...
Mais pour notre part, nous ne voyons qu'une leçon à leur
donner, une leçon économique et simple : "Leur
dire Non".
Portemont, le lundi 18 octobre,
en ce jour de la Saint-Luc, a.d. 2004.
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