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Montécolo ?
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Dure est la plume de notre ami Bernard Lhôte. Le Monténégro
le fait rêver. Le Monténégro est indépendant…
Mais il n’a guère d’illusions…
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Le monastère de Moraca au Monténégro
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Il n’est pas nécessaire
de rappeler à notre « vieux » mousquetaire que le désespoir,
en politique est bien la pire des sottises… Bernard ne désespère
pas. Il enrage. Le Prince ne règne pas ! Mais, un jour peut-être…
Pourvu qu’il ne soit pas trop tard !
Portemont, le 30 octobre 2006
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Dans un entretien donné à « Royaliste »
(n°889), Nicolas Petrovitch Njegosh, prince de Monténégro,
expose ses vues sur la situation actuelle et à venir de
son pays, devenu indépendant.
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Nicolas
Petrovitch Njegosh le 21 juin 2006 dans les locaux de la Nouvelle
Action Royaliste |
A la question sur les atouts monténégrins,
le prince cite en premier une « nature
spectaculaire », et par conséquent les activités
touristiques. A la réserve près d’un pays «
qui n’a pas la possibilité de développer lui-même
ses structures d’accueil ne peut qu’offrir à d’autres
les bénéfices, en contrepartie de la création de
quelques emplois. Ce n’est pas une perspective ».
Ça l’est d’autant moins
que les bénéficiaires se fichent comme d’un noyau
de guigne des méfaits environnementaux de leurs investissements.
Crève la beauté du monde pourvu que son enlaidissement leur
rapporte ! Le prince, lui, s’en soucie :
« Dans son article 1, la constitution
dit que le Monténégro est un Etat écologique. Cela
fait rire tout le monde parce que, si la nature est magnifique, tout ce
que l’on y construit est anti-écologique. Mais je pense malgré
tout que l’idée est bonne. »
Sans trop d’illusion, il plaide en faveur
d’une stratégie de développement durable qui, «
utopique il y a 20 ans, pourrait aujourd’hui porter l’avenir
d’un petit pays de 600.000 habitants »
Le prince Boris Petrovitch Njegosh
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Autant en effet il nous apparaît difficile
de convertir à la pratique de l’écologie un grand
pays industrialisé depuis longtemps à l’aveugle, sans
égard pour l’environnement, urbanisé démentiellement,
« agricultivé » à l’aide de
poisons, autant un territoire relativement réduit et encore à
l’abri du développement périssable pourrait évoluer
avec bon sens et ménagement.
Le prince déclare, en toute franchise,
qu’il « milite pour la promotion
de cette stratégie » qui nécessite de
former des gens. Il tente de « promouvoir
la création d’un institut où seraient instruits, conformément
à l’esprit du développement durable, des spécialistes
de l’agriculture, des énergies renouvelables, de l’urbanisme...
»
Imaginons un pays vraiment post-moderne, aux
paysages préservés, à l’habitat intégré,
aux produits agricoles biologiques, aux eaux saines, imaginons que Monténégro
soit synonyme d’écologie, quel succès il aurait !
Un tel succès… qu’il risquerait
d’ailleurs d’être envahi et au bout du compte submergé
par la pollution touristique et la vulgarité universalisées.
Mais il est plus que probable que ces fléaux
n’attendront pas. Le prince ne règne pas. La meute des affairistes
et des mafias de l’ultralibéralisme mondialisé guette
cette belle proie. Ils la maqueront et l’aviliront. Au mieux en
feront une pute de luxe à la mode floridienne, au pis un bordel
tout béton façon Costa Brava.
La civilisation est en marche.
Bernard Lhôte, le 30 octobre
2006
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La
Terre Bleue
de Klein |
| Pourquoi
une rubrique consacrée à l'Ecologie chez les Manants
du Roi ? Parce que le développement durable
est dans la nature profonde de la royauté, et qu'il n'existe
pas de régime plus naturel qu'elle lorsqu'elle place la naissance
à l'origine du pouvoir. |
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