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Royale Nature ! « de l’Agro-alimentaire
»…
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Un nuage de poussière en provenance d’un champ de
blé couvre la route d’un brouillard jaunâtre.
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Du nuage surgit un monstre cuirassé,
vrombissant, agressif. Quoi ? Une moissonneuse-batteuse !

L’agriculture moderne fait la
guerre à la terre, c’est clair. Elle ne s’en cache
pas.
Elle aligne pour la violence des escadrons de chars de combat,
munis de rangées de socs, d’autres engins bizarres
à l’allure d’insectes pour pulvériser
des insecticides comme des gaz asphyxiants.
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Elle pollue les nappes phréatiques
comme les soudards d’antan empoisonnaient les puits.
La première des victimes de
cette agriculture ? Le combattant lui-même, l’agriculteur.
Bravo, il fallait le faire !
De l’homme de la terre et du
plein air, faire un empoisonneur empoisonné!…Obligé,
s’il tient à sa peau et à ses poumons, de travailler
équipé d’un masque à gaz, tel un Poilu de 14-18.
Les maladies professionnelles qui menacent
sa santé en font l’un des travailleurs le plus exposé.
Citons la « maladie du fermier »
due à des moisissures volatiles qu’engendre le système
ultra-mécanisé du ramassage-stockage des foins, compressés
en rouleaux humides.
Hé oui ! Le foin qui embaumait
les campagnes, qui enivrait les jeunes (et moins jeunes) gens, empestent
désormais les bronches.
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La manipulation des pesticides, leur pulvérisation, provoquent
des troubles pulmonaires et du système nerveux. Elles doublent
le risque de la maladie de Parkinson !
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Pulvérisation d'insecticide dans un champ
de moutarde
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Les tracteurs secouent et disloquent
les vertèbres, la mécanisation généralisée
multiplie les occasions d’accidents graves. Il est vrai que les
travaux des paysans n’étaient pas sans danger. Un coup de
sabot de cheval, une chute d’échelle, ça se trouvait
pas rarement autrefois.
Ce qui semble s’être sinistrement
accru, c’est le « travail solitaire ». Le
verre bu tout seul le soir jusqu’à ne plus rêver. L’agriculteur
souvent célibataire, isolé dans une ferme rendue immense
par le dépeuplement humain et animal, broie du noir. L’endettement
le tracasse. La fierté du métier l’abandonne. Après
l’avoir quasi forcé à s’hyper équiper
en matériel ruineux, voilà qu’on l’accuse de
toutes les pollutions. Solitaire, suspect, il déprime jusqu’à
ce que suicide s’en suive dans bien des cas.
La conversion aux cultures dites « bios »
n’est pas qu’une démarche de salubrité publique
alimentaire ; elle apporte aussi et d’abord à ceux qui l’osent
un regain d’honneur.
Bernard Lhôte, le 1er août
2006.
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La
Terre Bleue
de Klein |
| Pourquoi
une rubrique consacrée à l'Ecologie chez les Manants
du Roi ? Parce que le développement durable
est dans la nature profonde de la royauté, et qu'il n'existe
pas de régime plus naturel qu'elle lorsqu'elle place la naissance
à l'origine du pouvoir. |
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