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L’écologie ne peut être
que royale. Depuis des lustres et je ne sais combien de vendanges, notre
ami Bernard Lhote nous fait partager ses convictions…
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Le roi est aussi un berger, un conducteur
de tramway, un redresseur de loup, un jardinier et bien plus encore.
Il est le seul qui puisse tenir tête à tous les faux
redresseurs de faux torts.
Pour vous en convaincre, lisez de la :
« Réintroduction
de l’ours, du tramway, et… »
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| Ours
brun préparant sa litière |
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« Réintroduction
de l’ours, du tramway, et… » |
La réintroduction de l'ours dans
les Pyrénées est un pavé dans l'Adour. L'ours n'est
pas en peluche, il a griffes et dents et trop bon appétit, protestent
les adversaires du plantigrade. Sa façon de marcher sur la pointe
des pieds n'empêche pas qu'il les mette dans le plat, bouffe nos
côtes d'agneau, trouve habitants et randonneurs à son goût.
De plus ce n'est même pas un naturel !
Qu'est-ce que ces écolos dingos qui refusent les manipulations
génétiques et qui soutiennent une opération compliquée,
coûteuse, artificielle, à commencer par la traque et la capture
de pauvres bêtes bien tranquilles en Slovénie ? Qu'est-ce
que ces contempteurs de la chasse soudainement convertis ? Soit,
le gibier en l'occurrence n’est pas tué, mais on le déporte
au mépris des droits de l'homme, on le traite en immigré,
on le livre à un milieu étranger, hostile, oursophobe, raciste.
Ce à quoi les oursophiles rétorquent que cet animal
sert "d'indicateur environnemental". Tout bien considéré
un manant du roi aussi ... Comme l'ours pour l'écosystème,
il est un signe positif pour le sociosystème. Un signe
de biodiversité.
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Quelle prise ! |
Quant aux menaces sur l'élevage
en montagne, elles sont avant tout économiques, disent à
juste titre les supporteurs de l'ours.
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Les ovins sont peu rentables, tandis qu'au contraire leur éventuel
prédateur, à l'image de marque attractive, bon produit
touristique, fait vendre nos contrées désertées.
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| Moutons
dans les Pyrénées.
Source : http://pyreneisme.free.fr |
Qu'en penser? Il nous semble que les
plus acharnés adversaires du gros machin velu et goulu n'ont pas
tort quand ils gueulent que ce sont des fantasmes de citadins intellos,
comme de réintroduire les indiens à Indianapolis. Et, à
notre point de vue écologiste, cette histoire de réintroduction
forcée d'animaux sauvages redoutés nous paraît desservir
la réputation de l'écologie par son aspect outrancier, disproportionné
par rapport à la cause en question.
Les cas du loup et du tramway sont assez
différents. Le loup s'est, semble t-il, réintroduit en douce
de lui-même en provenance d'Italie où, depuis qu'une louve
éleva et nourrit les fondateurs de Rome, il est chez lui, plus
que chez nous, Pays du lys plus que du loup.
Le tramway, condamné après-guerre,
au nom de la Môôôdernité, n'était pas
complètement disparu de l'environnement urbain. Depuis une décennie,
le tram, pimpant, fait un retour en force au nom de la ... MÔôôdernité.
Cette star décrépite en dépit de permanent reliftage.
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Le futur tramway parisien, boulevard Brune. Source : www.tramway.paris.fr |
Seuls les accrocs du volant - hier enfants
chéris de l'Industrie, aujourd'hui pourchassés par la maréchaussée
- rouspètent contre ce transport en commun qui les prive d'espace.
En vain, le, tram c'est transe, à la fois archaïque,
actuel, futur. Irrésistiblement dans le vent.
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| Le tramway
de Lyon |
On en finirait pas de citer des exemples
de résurrection de tous les condamnés à mort par
le tribunal du Progrès. Des techniques médiévales
de jardinage à la revendication d'existence (anti-républicaine)
de communautés de toutes sortes, en passant par la réapparition
du saumon en Loire.
Alors, la réintroduction du roi
?
Sera t’elle aussi difficile que
celle de l'ours, aussi furtive que celle du loup, aussi évidente
que celle du tram ?
Le roi n'a pas complètement disparu
du paysage français. Son souvenir est partout présent. La
République, elle-même, siège au Palais-Bourbon. Sa
gendarmerie se pare d'écussons fleurdelysés. Les bistrots
baptisés "le Royal" sont beaucoup plus nombreux que ceux
qui se réclament de la République.
A ce propos citons un revenant du XVIIIe
siècle, Philippe Sollers qui, après avoir malicieusement
posé cette question: "Ségolène Royal aurait-elle
autant de succès si elle s'appelait Ségolène Buffet?"
répondait dans le J.D.D du 29 Janvier 2006:"J'en doute et
le mot royal prend ici toute sa dimension subliminale. Le vieux rêve
monarchique français refait sourdement surface et Marie-Antoinette
n'aura pas perdu sa tête pour rien". Intéressant, non
? Ça les chatouille encore, les gratouille, la royauté,
preuve que le rêve est plus vivace que vieux.
C'est excellent, que soit hyper-utilisé
l'adjectif "royaliste" pour désigner les partisans de
la reine de Monsieur Pays-Bas. La large diffusion du vocable concourt
à l'imprégnation des esprits, relâche les réflexes
conditionnés hostiles, érode les résistances collectives
pavloviennes.
Mais ne nous leurrons pas. Le milieu politicien regorge de bergers prêts
à tirer à vue et à piéger leurs mots mielleux
avec le verre pilé de la haine, afin de garder sous leur coupe
les troupeaux de moutons citoyens qu'à leurs yeux nous sommes tous.
Au contraire de l'environnement pyrénéen,
l'environnement politicien manque d'altitude et l'air en est mortellement
pollué. Seul un prince qui ne manque pas d'air et de souffle pourra
y survivre, y résister, et le volatiliser.
Bernard Lhôte, le 27 mai
2006.
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La
Terre Bleue
de Klein |
| Pourquoi
une rubrique consacrée à l'Ecologie chez les Manants
du Roi ? Parce que le développement durable
est dans la nature profonde de la royauté, et qu'il n'existe
pas de régime plus naturel qu'elle lorsqu'elle place la naissance
à l'origine du pouvoir. |
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