|
« Penaeus monodon », la reconquête
!
 |
Ne pas vous laisser sur votre faim.
Maintenant vous savez qu’il y a crevette et crevette…
Et la « Penaeus monodon » communément
appelée « Black Tiger » tient le
haut de l’assiette.
|
|
la crevette « Penaeus
monodon » élevée dans la baie de Mahajamba
à Madagascar. |
C’est
le résultat d’une belle aventure, fruit d’une belle
collaboration d’hommes soucieux tant du respect de l’environnement
que du développement d’une région particulièrement
pauvre…
La Baie de Mahajamba, au nord-ouest
de Madagascar ne se reconnaît plus depuis quelques années.
En 1990, le site n’offre aucune infrastructure. Mer, forêt
et mangrove. Le village de Besakoa abrite une quinzaine d’habitants
qui vivent en totale autarcie. C’est à cette époque
que s’installe dans la Baie, Aziz Hassam Ismail, fondateur du groupe
Unima.
La ferme « Aqualma »
voit le jour. Ferme ? Un millier d’hectares de bassins pour
accueillir « Penaeus monodon ». Les bassins sont
établis sur les « tannes », terres argilo-sableuses,
totalement infertiles, produit de la sédimentation en retrait des
mangroves. Le développement de la ferme s’appuie sur les
travaux et recherches de Nosy-Be, ferme pilote de 8 bassins sur un peu
plus de 7 hectares.
L’objectif ? Produire la
meilleure et la plus saine crevette sans bouleverser l’écosystème.
L’élevage qui se développe peut être qualifié
de semi-intensif. Le projet s’inscrit dans une aquaculture douce
: Pas plus de 5 à 10 crevettes par mètre carré, alors
qu’en Thaïlande ou en Chine les densités sont de 10
à 50 fois supérieures…
Et tout miser sur la Penaeus monodon
malgache. François Brenta, responsable de la production, n’hésite
pas à déclarer : « Une
bonne crevette doit être heureuse ». La crevette
est une grande gourmande, aussi se développe une impressionnante
recherche dans le domaine de son alimentation afin de pouvoir fabriquer
localement son aliment et mieux maîtriser les coûts de l’élevage.
Les meilleurs spécialistes ont été sollicités.
Et la « Penaeus monodon »
malgache devient une référence. Arrivées à
maturité, les crevettes aussitôt « récoltées »
sont mises sous glace. La crevette ne doit pas demeurer à l’air
libre plus d’une minute ! L’obsession ? Le virus !
Jusqu’ à présent « Aqualma »
a été épargnée et dans ce dessein dix-huit
paramètres de l’écosystème sont mesurés
en permanence . Mieux encore, « Aqualma » a réussi
un exploit : « domestiquer » la belle crevette
… La ferme produit maintenant ses propres géniteurs pouvant
ainsi garantir des larves 100% pathogènes et cultive les algues
et les Artémias qui seront la nourriture préférée
des larves. Plus grandes, les crevettes recevront comme aliment des granulés
garantis sans OGM, sans farine d’animaux terrestres ni hormones
ou antibiotiques et le service qualité qui suit toutes les étapes
de la vie et du conditionnement de notre crevette répond aux normes
européennes (HACCP et autres ISO 9002).
Amyne Hassam Ismail qui a succédé
à son père ne se berce pas d’illusions. Le marché
international de la crevette est impitoyable : « Notre
salut réside dans le haut de gamme, c’est pourquoi nous nous
sommes bagarrés pendant trois ans afin de décrocher le Label
rouge et être ainsi le premier producteur non européen à
obtenir cette certification dans un secteur nouveau : la crevette. Reste
à éduquer le consommateur de telle sorte qu’il différencie
le haut et le bas de gamme. »
Alors, pour les dîners de fête
qui s’annoncent, si vous désirez déguster quelques
crevettes, vous saurez que faire…
Léon
Areva, le 11 décembre 2006
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|
 |
La
Terre Bleue
de Klein |
| Pourquoi
une rubrique consacrée à l'Ecologie chez les Manants
du Roi ? Parce que le développement durable
est dans la nature profonde de la royauté, et qu'il n'existe
pas de régime plus naturel qu'elle lorsqu'elle place la naissance
à l'origine du pouvoir. |
|