| L’avenir
n’appartient pas au « Non » !
Ne soyez pas surpris par notre propos…
Vous connaissez l’engagement qui a été le notre pour
le « Non » du 29 mai 2005.
Et après ?
Il est urgent de réunir toutes
les bonnes volontés pour que se dessine un grand projet.
Un grand projet pour la France
et donc pour vous et nous.
Les grandes manœuvres de déconstruction
de notre pays se poursuivent, et à chaque jour sa peine.
Le groupe « Schneider Electric
» devrait fermer sous peu 3 usines en France. En Normandie, dans
l’Isère et en Charente…
« Schneider Electric » souhaite se repositionner dans les
pays émergents, c’est-à-dire en Asie, en Europe de
l’Est, mais aussi au Brésil et au Moyen-Orient.
Les objectifs ne sont pas cachés : 40% de la production totale
du groupe devrait, à terme, être réalisée dans
ces pays…
Vous pouvez en savoir toujours plus en lisant « L’usine nouvelle
»…
Il est primordial de lire la presse économique. Toute sans restriction.
Qu’apprend-on ?
Que le terrible mot de délocalisation
est en passe de n’être plus employé.
Il convient de dire maintenant : « rééquilibrage
».
Le mot même d’usine est appelé à disparaître.
Soyez « modernes », dites : « outil
industriel »…
L’expression : « pays à bas coûts » est
rayée du vocabulaire.
Vive les « pays émergents ».
Nous y mettons tout notre génie
national. C’est « Renault » qui a trouvé la parade
en langue anglo-américaine. Le LCC – low cost country - signifie
maintenant : « Lead Competitive Market ».
C’est une aubaine qui évite d’avoir à refaire
toute une coûteuse documentation d’entreprise… Nous
pouvons être fier. Si « Renault » ne distingue pas dans
la défense de notre langue, saluons son souci de l’économie…
Oui, nous insistons. L’avenir
est dans le « Oui » que nous saurons faire vivre ensemble,
pour un grand projet qui s’appelle la France.
C’est un « Oui »
de travail, de remise en question, de véritable solidarité
et de charité pour ceux qui sont au bout du « rouleau ».
Ce doit être un «
Oui » « Politique ». Notre histoire peut nous aider
à retrouver toute la noblesse des mots.
Ce « Oui » nous imposera
des sacrifices. Mais nous les ferons de bon cœur s’il s’agit
d’un authentique projet politique dont le cœur sera le Bien
Commun, et non pas de simples et sempiternels projets politiciens…
Il nous faut de toute urgence renouer
avec notre Histoire.
Portemont, le 20 juin 2005.
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