|
Quand Dame Nature fait des siennes…
Ou des souris et des hommes…
Il y a celles et ceux qui les aiment
et il y en a qui ne les aiment pas !
Il paraît que Louis XIV pouvait en manger un cent !
A Pézenas, il y a déjà quelque 4 ou 5 ans, S.A.R
le prince Jean Duc de Vendôme les a beaucoup aimé…
Aujourd’hui sur le bassin d’Arcachon,
les huîtres font triste mine à cause de spirolides.
Depuis le 29 avril 2005, les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon
sont des parias et ils se sentent mal-aimés. Les bancs ont d’abord
été attaqués par le « Dinophysis ». Ensuite
on a trouvé du « Pseudo-nitschia » et des spirolides.
C’est le monde trouble des microalgues et des toxines qui, principe
de précaution oblige, pourrit la vie des ostréiculteurs.
La préfecture de la Gironde a décidé la fermeture
de la commercialisation des coquillages, dont les huîtres.
Les coquillages et les huîtres font vivrent près de 350 petites
entreprises qui emploient environ un millier de personnes, et produisent
de 10 000 à 12 000 tonnes d’huîtres annuellement.
Les habitants de la région étant
gourmands ainsi que les touristes, 56% de la production sont vendus sur
place. C’est un beau résultat.
Cette crise a été déclanchée par une toxine
produite par l’ « Alexandrium ostendfeldii » et c’est
une première dans les eaux françaises. Cette toxine tue
les souris, mais personne ne sait encore si elle tue l’homme…
Pour en arriver là, il a fallu effectuer des tests biologiques
d’où l’entrée en scène des souris. Les
ostréiculteurs demandent l’arrêt de ces tests biologiques
et voudraient qu’ils soient remplacés par des tests chimiques…qui
seraient moins révélateurs…
Les fermetures de commercialisation
de coquillages sont de plus en plus fréquentes et l’on découvre
de nouvelles toxines…Déjà en 2002 et 2003 les ostréiculteurs
de Leucate en Méditerranée n’avaient pu vendre leurs
productions lors des fêtes de fin d’année.
L’origine de tous ces désordres
ce sont les microalgues appelées « phycotoxines ».
Elles ont une origine naturelle. Et Jean-Marc Frémy, chercheur
à l’Afssa (Agence française de sécurité
sanitaire des aliments) déclarait en 2003 : « On observe
une expansion universelle de cette contamination. »
Les chercheurs se sont penchés sur les causes de la propagation
de ces microalgues et sur les conditions de leur développement.
Patrick Lassus, chercheur à l’Ifremer, explique :
« L’introduction des algues par
des eaux de ballast a déjà été démontrée
». Et aussi :
« mais certains contaminants comme les
pesticides favorisent la sélection d’algues toxiques. »
Les facteurs climatiques ne sont pas écartés, dont le réchauffement
des eaux.
Dame Nature nous joue des tours et elle à bien plus d’un
tour dans son sac.
Au fait : « Quand avez-vous entendu
de tous ces problèmes par les écolos politiciens ? Madame
Voynet par exemple ? »
Fermer le banc.
Portemont, le 14 juin 2005.
Renseignements obtenus dans l’excellent hebdomadaire
« le marin » numéro 3018.
Une mine d’information sur la vie de nos ports, de nos marins, sur
notre flotte…
Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir
|