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La
France qui veut se battre
Tous ceux qui veulent "servir",
se mobilisent.
Il y a peu, l'élite du corps médical hospitalier se mobilisait
contre les carences de l'Etat, et des politiques engagées, par
ceux qui nous gouvernent.
Aujourd'hui il s'agit de l'élite de la recherche qui ne voit plus
d'autre solution que de monter au créneau, refusant de "mourir"
ou de s'expatrier…
Une pétition de plus de 4 000 chercheurs, dresse actuellement le
bilan lamentable de l'état de la recherche en France :
asphyxie financière des laboratoires et abandon de la recherche
fondamentale par l'Etat.
Les pétitionnaires qui ne peuvent être considérés
comme des hurluberlus (Mrs. Axel KHAN directeur de l'Institut Cochin,
Alain FISCHER INSERM- Institut Necker, Alain TRAUTMANN pour ne citer que
quelques noms connus du grand public) s'étonnent, avant tout, du
double discours tenu par le gouvernement, et ce au plus haut niveau. A
l'occasion de la présentation de ses vœux, le Président
de la République Jacques CHIRAC, se faisait fort de faire passer
le budget de la recherche française de 2 à 3 % du PIB à
l'horizon 2010.
En 2003 la quasi totalité des laboratoires n'a connu que des baisses
ou des annulations de crédit ou, pire encore comme ce fut le cas
pour le CNRS de non-paiement de crédits votés par le Parlement.
Le nombre de recrutements de jeunes chercheurs s'est vu diviser par trois
au cours des deux dernières années à l'INSERM. Pour
2004, le nombre de chercheurs permanents sera amputé de 10 % au
CNRS. Il est clair que la volonté du gouvernement n'a d'autre orientation,
que d'encourager les financements privés.
Nous rappelons à cette occasion, une des très belles phrases
de M. Albert FERT (médaille d'or du CNRS 2003) "la
technologie ne naît par génération spontanée",
et de faire l'éloge des recherches fondamentales sans lesquelles
peu de progrès technologiques verraient le jour.
Portemont le 12 janvier
2004,
en ce jour de la Saint-Modeste.
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