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Les délices de la fuite en avant
…
La France s’agite et se mobilise. Il lui faut une atmosphère
de drame.
Nous avons eu droit, il y a quelques mois à l’hydre «
Le Pen » et aujourd’hui c’est le « Non »
qui est pestiféré. Il faudra après le referendum,
quel que soit le résultat, dresser l’inventaire des bassesses
qui se sont révélées dans l’argumentaire du
« Oui ». Il faudra se souvenir du droit bafoué, il
faudra aussi retenir les noms de tous les pitres et les pantins du monde
des arts, du spectacle, des lettres et des medias qui se sont érigés
en censeurs. Ils ont tous revêtu les oripeaux de Monsieur Sollers,
le Sollers qui faisait la grimace et se bouchait le nez face à
la France rance et ringarde…
Tous ces complices entretiennent l’épais
rideau de fumée qui nous cache la réalité. La république
n’en finit plus de camoufler sa faillite.
Tous ceux qui s’en nourrissent, tous ses gardiens auto-proclamés,
sont trop préoccupés pour leur propre défense et
la défense de leurs intérêts pour éclairer
les Françaises et les Français et mobiliser la France.
Il suffit pourtant de lire attentivement la presse, toute la presse pour
déceler les dangers qui nous menacent. Nous et bien d’autres
peuples…
Le Monde
Dimanche 10 avril 2005
« Les émigrés font vivre leur pays »
« les transferts de fonds des travailleurs
émigrés vers leur pays d’origine ont atteint 98 milliards
d’euros en 2004, soit une augmentation de 10% par rapport à
l’année précédente, selon la Banque mondiale. »
Pour Abdoulaye Diop, ministre sénégalais des finances «
les envois des travailleurs ont une incidence ethnique, sociale et économique
».
Les transferts de fonds soulèvent pourtant une question essentielle.
Source importante de devises étrangères, «
ils exercent un effet stabilisateur, car on constate qu’ils augmentent
en période de crise économique », dit le ministre
camerounais. « Mais ils créent
également une dépendance chez les bénéficiaires
et encouragent la migration des jeunes travailleurs. »
Et ne soyons pas obnubilés par
la vision franco-africaine du phénomène. En Amérique
latine, la situation est identique. Les émigrés «
latinos » installés aux Etats-Unis assurent la survie de
millions de leurs compatriotes.
« En 2004, les quelques 25 millions
de migrants originaires d’Amérique latine et des caraïbes
ont envoyé 45,8 milliards de dollars à leurs familles, 20%
de plus qu’en 2003. Pour la troisième année consécutive,
ces transferts ont dépassé la somme des investissements
étrangers et des crédits de coopération accordés
à la région… »
La Tribune
Lundi 18 avril 2005
En première de couverture :
« La France recrute surtout des emplois peu qualifiés
»
Une enquête de l’Unedic a été publiée
en exclusivité par ce quotidien. Que fait-elle apparaître ?
« …une légère baisse des projets de recrutements
en 2005. »
Dans quelle direction s’oriente le marché de l’emploi ?
« Les emplois de services les moins
qualifiés sont majoritairement recherchés. »
« Parmi les dix métiers les plus
recherchés, ces emplois de service se taillent la part du lion.
Avec plus de 728 000 projets déclarés en 2005, ce secteur
représente 61% du total des intentions d’embauche. »
Gouverner c’est prévoir… De telles situations n’apparaissent
pas en une nuit.
Toujours en première page :
« Le G 7 s’alarme des déséquilibres
mondiaux »
Que nous annonce-t-on ?
« Les grands argentiers s’inquiètent
de l’ampleur du déficit courant américain. »
« Le déficit courant américain qui s’inscrit
à 666 milliards de dollars en 2004, constitue leur préoccupation
majeure. ». Je vous passe les déclarations d’intention,
mais retenez bien que face aux engagements du secrétaire américain
au Trésor, notre tout nouveau ministre de l’Economie Thierry
Breton s’est déclaré « convaincu par ce programme
bien architecturé ». Le Bushland s’engage à
réduire son déficit de moitié d’ici 2009…
La dette, le parent pauvre
« A trois mois du sommet des chefs d’Etat
(G8) de Gleneagle en Ecosse, aucun progrès notable n’a été
enregistré sur le front de l’allègement de la dette
des pays pauvres. L’idée de vendre une partie des réserves
d’or du FMI pour financer l’allègement de la dette
des pays pauvres a été abandonnée, Washington (premier
actionnaire du fonds) y étant hostile. »
Il n’est pas nécessaire d’être grand clerc pour
tirer la leçon de ces deux articles…
Les Echos
Mercredi 20 avril 2005
La perle rare était cachée en bas de la page 6.
Les sociétés de jeux et de loteries sont très
attentives aux travaux des parlementaires
Entendez parlementaires européens…
Les enjeux sont de taille ! Il faut faire concilier les monopoles publics
et respecter la libéralisation… Cette industrie bien spécifique
était épargnée par la directive Bolkestein !
« Un sous-compartiment de la profession,
les bookmakers britanniques, est favorable à une ouverture des
marchés. Les monopoles publics des autres Etats membres sont contre
: une libéralisation induirait, selon eux, un accroissement de
l’offre et une intensification de la concurrence qui, dès
lors, devraient augmenter le retour aux joueurs et donc réduire
leurs contributions aux œuvres sociales qu’ils financent pour
la plupart… »
Pression sur les Etats
« … à cause d’un
arrêt de la justice européenne, dit « arrêt »
Gambelli, qui, en novembre 2003, a accru la pression sur les Etats membres.
Les juges de Luxembourg, en effet estiment qu’un Etat ne peut s’opposer
à l’arrivée de nouveaux opérateurs sur son
marché arguant de la protection de l’ordre public, si lui-même
encourage l’offre. Les monopoles comme les bookmakers, pensent avoir
été confortés par l’arrêt, dont toutes
les conséquences n’ont peut-être pas encore été
tirées. »
Je peux vous décoder la bonne nouvelle… Si toutes et tous
dans la « Belle Europe » ne trouveront pas de quoi gagner
leur pain, ils auront des jeux à ne plus savoir sur lesquels miser
!
Mieux que l’Europe du travail, l’Europe des jeux.
Pour le cirque, cela fait déjà un bout de temps que nous
sommes aux premières loges !
Le Monde
Mercredi 20 avril 2005
Le Japon songe à modifier sa Constitution pacifiste
La Constitution de 1947 est en passe d’être révisée.
Il aura fallu cinq ans de discussions pour que les « Politiques
» japonais arrivent à la conclusion que « la Loi fondamentale
adoptée sous l’occupation américaine présente
trop de disparités avec les réalités contemporaines.
»
Le Japon, en deux mots, va réarmer.
« Les voisins du Japon, eux observent
avec défiance les nouvelles ambitions nippones qui, avec l’aval
de Washington, inscrivent davantage l’Archipel dans le système
stratégique régional américain. »
Les dernières tensions sino-japonaises ne sont qu’un avant-goût…
Le Monde
Mercredi 4 mai 2005
Les protections agricoles des pays du Nord se lézardent
sous les coups de boutoir du Sud
En page 6, vous êtes informés de la réunion à
Paris des ministres du commerce de trente pays, afin de tenter de débloquer
les négociations sur l’agriculture…
Les pays « pauvres » engrangent les succès devant les
juges de l’Organisation Mondiale du Commerce.
Déjà en 2004, le Brésil a eu gain de cause contre
les Etats-Unis qui subventionnent leur coton…
Le 30 avril 2005, l’Union Européenne était définitivement
condamnée pour sa politique sucrière, face au Brésil
allié à l’Australie et la Thaïlande. Le Bénin,
le Mali, le Tchad et le Burkina Faso, forts de la victoire du Brésil
dénoncent les Etats-Unis, toujours pour le coton…
Costa Rica, Honduras, Guatemala, Equateur et Panama saisissent l’OMC
pour protester contre le projet de tarifs douaniers que prévoit
d’imposer l’Union Européenne sur l’importation
des bananes… pour protéger les pays d’Asie- Caraïbes-
Pacifique avec lesquels elle est liée.
L’avenir ne s’annonce pas rose pour nos agriculteurs…
Voilà quelques informations qui
doivent nous faire méditer sur l’urgence d’appeler
pour notre pays un véritable gouvernement soucieux de la «
res publica ». Et à ce futur gouvernement, il faudra une
tête !
Portemont, le 10 mai 2005.
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