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Il fallait s’y attendre…
Et donc les salariés des banques
s’agitent et manifestent. Ceux de la Société Générale se poussent en tête. Inconscience ou provocation, le dernier bilan social qui a été présenté en comité central courant mars 2005 mobilise tous les syndicats. Et pour cause : ce bilan aurait fait apparaître des augmentations de 25 à 30% pour les plus hauts salaires et rien pour les plus bas, en 2004. Un syndicaliste précise : «
Le résultat en hausse de 25,4% pour l’exercice 2004 entraîne
une augmentation de 34,1% du dividende, mais n’a aucun effet sur
les salaires. » Essayons d’y voir plus clair et
gardons le sourire. Le malaise gagne de nombreux établissements
bancaires et n’a pas pour seule origine le désir de se partager
le gâteau. epuis plusieurs années le mode
de rémunération dans le secteur bancaire a privilégié
« la part variable » et les « compléments financiers
» du type : « participation, intéressement, abondement,
bonus ou actionnariat salarié ». Des carottes à tous
les étages ! Certains spécialistes font valoir
que l’Association française des banques, expression de la
branche, est en grande partie responsable de la situation. En effet nous
apprenons que la dernière augmentation générale pérenne
des salaires de la branche remonte à 1996… En attendant les syndicats demandent la réouverture des accords de branche, alors que l’Association française des banques entend procéder à un « diagnostic »… Et ne manquez pas de lire ce petit dossier très instructif dans La Tribune du mardi 5 avril 2005 : www.latribune.fr A suivre… Portemont, le 7 avril 2005. |
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