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La Paix sociale ne s’achète
pas à coup de primes de 200 euros !
Avec un faux air de « nouvelle société
», Messieurs Bretton et Raffarin veulent bien mettre la main à
la caisse pour calmer la grogne sociale…
Notre ami François Saint-Roch dénonce cet artifice :
Oui à l’actionnariat
salarial, non à une réforme alibi
Alors que l’on assiste au triomphe
de l’économie que l’on présente comme la fin
du politique, l’avènement de cette société
que certain présente comme parfaite, les fractures sociales se
font de plus en plus jour et s’agrandissent au fil des années.
Cette mode de l’économie
qui se propage partout sur la planète tend à nier l’intérêt
général, mettant même en cause les solidarités
naturelles et par la même la cohésion nationale.
Face à ce constat, , face à la colère de la rue,
et face aux fins de mois de plus en plus difficiles, les puissants du
moment semblent avoir trouver la solution : tous nous ressortent la participation.
Nous, défenseurs du politique, c'est-à-dire de l’ordre
des choses et de la cité, sommes pour la liberté d’entreprendre
et le libre-échange comme source de création des richesses,
afin améliorer le niveau de vie. Cela ne veut pas dire, loin s’en
faut que nous sommes partisans de l’argent roi et du libéralisme.
Pour nous, la justice sociale doit être une préoccupation
de tous les instants.
Nous reconnaissons la nécessité
d’une association entre le capital et le travail, cette conception
nous conduit donc à défendre l’idée d’intéressement
et de participation. L’objectif de ces deux grandes idées
étant la transformation radicale des relations sociales. Intéressement
et participation constituent la clé de voûte d’un véritable
programme social Français donnant corps à une idée
généreuse, base de notre idéal politique.
En instaurant le principe de participation,
il s’agit aussi de faire un véritable choix politique : celui
de permettre une véritable transformation sociale de la société
française. Dans l’esprit de nos concitoyens, il s’agit
d’une réalité financière -l’intéressement
aux résultats de l’entreprise- une sorte de prime à
la productivité, un partage des fruits de l’expansion.
Mais, pour nous la participation, est
autre chose qu’un simple salaire différé, capitalisé,
motivation matérielle, nous y voyons le fondement d’une économie
contractuelle capable d’assurer l’épanouissement des
individus :
En 2005, alors que tout le monde –ou presque- parle de participation,
nous voulons relancer l’idée de la participation, modèle
social hérité du catholisme-social de René de La
tour du Pin, notamment, et des quarante rois qui ont fait la France, pour
en faire le socle d’un nouveau pacte social.
Aujourd’hui encore, une économie compétitive ne peut
pas se construire contre les hommes, contre la civilisation.
Qu'en serait-il aujourd ‘hui,
si comme le Général de Gaulle l'avait prévu, le noyau
dur des entreprises était constitué par des fonds de Participation,
c'est à dire par des capitaux appartenant aux salariés de
l'entreprise ?
Il est difficile d’imaginer les actionnaires-salariés d'une
entreprise se délocalisant ou se dégraissant afin d'améliorer
la rentabilité de leur société ?
Gageons que les dirigeants de droite, de gauche ou du patronat n’ont
pas cette idée ; il est à craindre que leur réforme
ne soit qu’un alibi qui ne fera pas taire la demande de justice
sociale et la fureur qui risque un jour de s’abattre sur ceux qui
ont choisit les forces de l’argent contre la dignité humaine.
François Saint-Roch, le 22 mars 2005 en ce jour anniversaire de
:
1743 : L’Académie
française rejette la candidature de l’écrivain et
philosophe Voltaire. Fortement marri par cet échec, il se représentera
et sera finalement élu ;
1841 : en France, première loi visant à
limiter la durée du travail des enfants dans l’industrie.
Huit heures pour les enfants de 8 à 12 ans et douze heures pour
les enfants de 12 à 16 ans.
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