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Les Cathos « fêtent »
les trente ans de la loi Veil
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Bon, on est loin des manifestations d’il
y a trente ans, ou des dizaines de milliers de français
déferlaient dans les rues…
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Depuis, la loi Veil est passée,
deux cents mille enfants par an terminent dans un sac poubelle leur très
courte vie, et on s’émerveille de se retrouver cinq à
six mille tout au plus* (ce qui en soit n’est certes pas ridicule)
à l’appel d’un certain nombre d’associations
à dominante catholique, à crier : « Trente ans ça
suffit ».
Mais ne boudons pas notre plaisir, il faisait beau. Les jeunes
formaient le gros du bataillon, l’enthousiasme et l’énergie
l’emportaient largement sur l’esprit chagrin.
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Et puis, il y a l’aspect pédagogique
: Cette jeunesse bien élevée, plus habituée aux beaux
quartiers, a pu rencontrer du côté de Montmartre, des jeunes
d’origine immigrée, favorables à la manifestation,
« oui madame », qui encourageaient le cortège. De là
à réfléchir plus avant sur la question de l’intégration…
On est quand même en droit de
s’interroger sur le silence assourdissant des évêques
de France, sur une question, laquelle, aux dires du Saint Père
lui même, met en cause (excusez du peu) en toute simplicité
« La Civilisation ».
Nous eussions aimé entendre les Eglises de France sonner le glas,
entendre aussi tous les redresseurs de tord et les donneurs de leçons
qui ont la faveur des média, et Dieu sait qu’ils sont nombreux,
s’indigner d’un tel « populicide ».
Les politiques aussi étaient très absents, quelques écharpes
tricolores ou européennes ne suffisaient pas à faire oublier
les dizaines d’élus qui se pressaient à la grande
manif contre le PACS.
« Mais comprenez nous bien, cher
monsieur, nous sommes des stratèges et nous sommes obligés
de cibler nos combats »… Dommage quand même, nous aurions
bien aimé vous voir parmi nous, Madame Boutin, et vous aussi, Monsieur
de Villiers…
Mais il y avait les copains tels Bébert
de Maubert qui proclamait : « ils tuent nos enfants, mais ils ne
tueront pas l’amour » et notre ami Philippe, qui au lieu de
crier le slogan officiel « Trente ans ça suffit, des lois
pour la vie » en fidèle serviteur de la transcendante cause,
scandait « Deux cents ans, ça suffit, un Roi pour la vie
».
Jean Sevilla était là,
toujours aussi discret, toujours aussi présent, toujours à
la pointe du vrai combat. Voilà un vrai Manant du Roi, loin des
côteries, mais toujours là ou il faut.
Et puis, si la musique techno, pour
bien montrer qu’on est branché, retentissait de ses kilowatts,
un petit groupe d’irréductibles, accompagné d’un
tambour, entraîné par Jacques Arnoud, nous gratifiait des
chants virils de la vieille Europe, dont le groupe Montjoie a le secret.
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Bien sûr, les royalistes étaient de la fête,
nombreux et divers. En témoignaient les sacrés cœurs
rouges et les fleurs de lys décorant les drapeaux ainsi
que les tracts et journaux qui circulaient dans la manifestation.
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J’en saluai un bon nombre qui,
eux, ne se saluèrent pas toujours…Mais ça, c’est
une autre histoire…
Perceval, le lundi 24 janvier,
en ce jour de la Saint-Timothée, a.d. 2005.
* les organisateurs annoncent
dix mille et FR3 trois mille cinq cents…
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