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30 ans après la loi, l'avortement en question

30 ans après la loi Veil, près d’une femme sur deux avorte en France, soit entre
200 000 et 230 000 IVG par an selon les sources…En 1974, selon l’INED, il y en avait 60 000.

Madame S. Veil, dans son discours à l’Assemblée Nationale, réussissait à convaincre son auditoire en avançant l’argument selon lequel sortir l’avortement de la clandestinité permettrait de dissuader les femmes d’accomplir leur projet. Force est de constater qu’avorter est devenu une pratique courante sans que la contraception ait pu l’enrayer.
Cependant, selon Madame M. Albagly, Présidente du Mouvement Français pour le planning Familial (MFPF), ce n’est pas assez ! « Avorter relève du parcours du combattant »

Samedi 15 janvier, une manifestation réclamait encore le « droit au choix ». Or, depuis 1974, l’IVG est remboursée, le délai légal est passé de 10 à 12 semaines, l’entretien préalable pour les majeures est facultatif, une mineure peut se présenter avec un « adulte référent » sans que ses parents soient prévenus… Seulement six grossesses sur dix non désirées n’arrivent pas à terme se désole Madame Albagly, « le risque zéro n’existe pas » Il faut intensifier la prévention contre les grossesses, prévention qui a été oubliée en raison des campagnes contre le SIDA.

Quelles peuvent être les conséquences de ce discours sur la jeunesse, les familles, la société. Il n’existe pas d’études sérieuses faites par les sociologues. Pourquoi ? Six ou sept millions d’avortements en France n’auraient eu aucun impact sur notre conscience collective ?
P. Bourdieu montre que la perception qu’ont les jeunes de la maternité et de la famille peut conditionner leur comportement face à la grossesse. Soit ! il y aurait donc un travail à faire en amont pour, au moins, appliquer la loi et permettre l’accueil de l’enfant dans notre société. Si B. Chevert du syndicat des infirmières scolaires parle bien de la nécessité d’un accompagnement individuel, c’est pour affirmer aussitôt que « ce n’est pas aux parents d’assurer cela » !

ais qu’en est-il du libre choix ? les témoignages, difficiles à trouver tant le tabou est grand, montrent un malaise grandissant, chez les femmes d’abord. Beaucoup avortent sous la pression de leur conjoint ou de leur famille (particulièrement les très jeunes femmes) Aucun accompagnement n’est prévu après, malgré les détresses psychologiques fréquentes. Qu’en est-il du vécu douloureux des équipes médicales, médecins et infirmières ?
Rien n’est fait pour dissuader une femme d’avorter. Aucune solution ne lui est proposée. Les femmes qui s’interrogent entrent dans un entonnoir dont la seule issue est l’IVG. Personne n’osera transgresser l’interdit : Proposer une solution alternative. Et pourtant… La femme est une. Elle vit avec son désir d’enfant même si les circonstances, souvent la détresse, la pousse à avorter. Elle s’en souviendra à la naissance du suivant. Elle s’en souviendra toute sa vie. Ce désir d’enfant la conduit à stopper une contraception car « elle se sent stérile » même si elle avorte ensuite.

Aucune étude psychologique sérieuse n’a également été faite…
Enfin n’oublions pas tous ces enfants qui ne sont pas nés. Le Pr D. Sicard au congrès de l’Espace éthique de l’Assistance publique, posait à propos de l’affaire Perruche les questions : « Est-ce que l’inexistence vaut encore mieux qu’une vie handicapée ? Avons-nous un regard matérialiste sur les naissances ? » Ces questions nous pouvons les élargir à toute vie humaine en devenir…
Pour que soit respecter le « désir de vie », pour que des solutions alternatives soient proposées, venez à l’Opéra :

DIMANCHE 23 JANVIER A 14 H 30
GRANDE MANIFESTATION UNITAIRE

Hildegarde, en ce jour de la St Sébastien, a.d. 2005

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