mercredi 08 février 2012

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

 

 

 

 

 

Massacre d’une infirmière et d’une aide-soignante à Pau !

Qui n’a pas connu les longues nuits de garde dans les corridors déserts ne peut mesurer avec quelle joie on voit poindre le jour… Pour l’infirmière et l’aide-soignante de Pau, le jour ne se lèvera plus…

Ce drame particulièrement révoltant nous oblige à nous interroger sur ce qui depuis plusieurs années maintenant manifeste l’indifférence au « sanctuaire ». Car si la violence est toujours mal perçue, elle nous atteint d’autant plus qu’elle s’exerce contre ce qui relève du « sacré » : Si la violence trouve une certaine résonance en nous-mêmes, l’agression envers l’enfance ou toute personne incarnant un dévouement n’en trouve aucune. Devrons-nous nous habituer comme nous nous habituons déjà à la violation des bâtiments (écoles, édifices religieux) ? Pourrons nous prochainement, comme dans « Brazil », continuer notre repas derrière un paravent après l’explosion d’une bombe ?

Michel MICHEL et Jean-François THIRION tentent de répondre à ces questions dans « Faire face à la violence dans les institutions de santé » aux Editions Lamarre).

Ils introduisent leur propos par un rappel de ce qui fonde notre notion du sanctuaire : « En Occident, l’hôpital comme l’école est une institution d’origine cléricale. En chrétienté, les institutions cléricales jouissaient d’un droit particulier : seuls les tribunaux ecclésiastiques pouvaient juger un clerc ; une personne poursuivie par la justice pouvait trouver asile dans un monastère ou même dans une église, d’où l’idée fort répandue mais erronée que la police ne peut pénétrer dans les universités et les hôpitaux sans autorisation ».

Cet ouvrage, fruit d’une longue expérience d’interventions de formation en milieu hospitalier pourrait sans aucun doute alimenter la réflexion qui doit s’ouvrir après le drame de Pau. M. Michel et JF Thirion, dont le livre et sorti début 2004 espèrent « que jamais dans la réalité, on ne trouvera d’établissement qui concentre dans une même institution toutes les difficultés ».

Ils n’avaient pas imaginé que la réalité dépasserait leurs craintes…

Hildegarde, le 22 décembre,
en ce jour de la Saint- François-Xavier, a.d. 2004

Transmettre à un ami
Imprimer

Réagir

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.