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Prendre homophobe au mot…
Le célèbre psychanalyste,
Tony Anatrella, prêtre de son état, faisait remarquer dans
un article de septembre du Figaro que le terme « homophobe »
signifiait littéralement «avoir peur de son semblable ».
Le semblable étant par définition celui qui n’est
pas identique, on est en droit de s’interroger sur l’intérêt
soudain de certains groupuscules qui se reconnaissent une « culture
commune » dans la pratique de l’homosexualité…
Autrement dit : Qui a peur de qui ?
Je serais même tenter de penser que ces lobbies créent une
réelle ambiguïté dans notre société.
Elle s’est construite au long des âges, malgré les
ruptures qui se sont succédées ces deux derniers siècles,
autour de principes partagés relatifs à « la chose
publique ». Or, ils introduisent des notions qui ne relèvent
strictement que d’intérêts particuliers, sectoriels
et relativement minoritaires en voulant substituer « le principe
de désir au principe de réalité ». Mesurent-ils
d’ailleurs le danger qu’il peut y avoir à vouloir faire
absolument intervenir l’Etat dans la sphère privée
? Veulent-ils voir rejouer l’arroseur arrosé ?
Qui est mon semblable en effet ? : Celui qui partage mes valeurs spirituelles,
morales, esthétiques ? Ou bien celui qui partage mes « orientations
sexuelles ? » Anatrella, en bon psy, connaît bien les mécanismes
qui mènent aux particularismes sexuels. Ce n’est pas notre
moderne société, qui bat le triste record en Europe du taux
de suicide, qui est capable de combler le vide de sens et de fraternité
qui submerge une bonne partie de notre jeunesse. Quid de l’altérité
? Quid de la différence ? L’intérêt de la chose
publique qui consiste à trouver le plus petit dénominateur
commun pour vivre ensemble est-il conciliable avec la reconnaissance sans
limites des particularismes.
Du reste, il semblerait que l’écrasante majorité des
homosexuels ne se reconnaisse pas dans les revendications les plus récentes
et notamment celles, les plus choquantes, du droit au mariage et à
l’adoption d’enfants ou celles véhiculées par
le parisianisme médiatique.
Car enfin, l’homosexualité humaine ne date pas d’hier
et n’a pas toujours été réprimée dans
toutes les sociétés, chez les antiques Grecs, dont la réputation
n’est plus à faire, et dans la fière cité guerrière
de Sparte en particulier. Cependant, on n’avait jamais vu fleurir
des revendications d’assimilation aussi normatives que le mariage
et l’adoption d’enfants.
Cette volonté d’obtenir un statut reconnu et bourgeois, ne
tiendrait-elle pas au fait que le lobby homo est devenu dans notre société
une affaire de notables ? Paradoxalement, cette recherche de respectabilité,
ne cadre pas très bien avec les démonstrations provocantes
des manifestations comme la Gay Pride. La présence de plus en plus
nombreuse d’élus, pas forcément homosexuels, mais
toujours inquiets de rater le train du progrès, magnifiquement
instrumentalisés d’ailleurs, conduit à transformer
un épiphénomène en phénomène de société.
Marx, il est vrai, nous a enseigné que la révolution avait
besoin de la bourgeoisie pour commencer le sale boulot. Il y a du reste
longtemps que la déstabilisation de la famille est entamée
notamment en dévalorisant le rôle des mères.
La définition d’une appartenance communautaire à travers
« l’orientation sexuelle » est, de ce point de vue là,
une nouvelle trouvaille qui emportera la bourgeoisie libérale dont
les principes ne sont que malentendus et apparences.
Faudra-t’il à ce compte là, prendre en considération
les revendications de la communauté des adeptes de l’onanisme
ou du fétichisme ?
Le combat « révolutionnaire », qui est toujours à
la recherche d’une minorité supplétive pour remplacer
le prolétariat défaillant, a trouvé là un
nouveau bras de levier.
A l’heure où, au nom de l’état de droit et des
valeurs républicaines, une chasse impitoyable est menée
contre les jeunes filles voilées, issues de l’immigration,
on met en cause parallèlement, au nom d’intérêts
très particuliers, les fondements de la famille, telle que la conçoit
la civilisation judéo-chrétienne dont nous sommes tous les
héritiers. Bonjour l’intégration !…
Perceval, le lundi 22 novembre,
en ce jour de la Sainte-Cécile, a.d. 2004.
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