vendredi 21 novembre 2008

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Prendre homophobe au mot…

Le célèbre psychanalyste, Tony Anatrella, prêtre de son état, faisait remarquer dans un article de septembre du Figaro que le terme « homophobe » signifiait littéralement «avoir peur de son semblable ». Le semblable étant par définition celui qui n’est pas identique, on est en droit de s’interroger sur l’intérêt soudain de certains groupuscules qui se reconnaissent une « culture commune » dans la pratique de l’homosexualité… Autrement dit : Qui a peur de qui ?
Je serais même tenter de penser que ces lobbies créent une réelle ambiguïté dans notre société. Elle s’est construite au long des âges, malgré les ruptures qui se sont succédées ces deux derniers siècles, autour de principes partagés relatifs à « la chose publique ». Or, ils introduisent des notions qui ne relèvent strictement que d’intérêts particuliers, sectoriels et relativement minoritaires en voulant substituer « le principe de désir au principe de réalité ». Mesurent-ils d’ailleurs le danger qu’il peut y avoir à vouloir faire absolument intervenir l’Etat dans la sphère privée ? Veulent-ils voir rejouer l’arroseur arrosé ?
Qui est mon semblable en effet ? : Celui qui partage mes valeurs spirituelles, morales, esthétiques ? Ou bien celui qui partage mes « orientations sexuelles ? » Anatrella, en bon psy, connaît bien les mécanismes qui mènent aux particularismes sexuels. Ce n’est pas notre moderne société, qui bat le triste record en Europe du taux de suicide, qui est capable de combler le vide de sens et de fraternité qui submerge une bonne partie de notre jeunesse. Quid de l’altérité ? Quid de la différence ? L’intérêt de la chose publique qui consiste à trouver le plus petit dénominateur commun pour vivre ensemble est-il conciliable avec la reconnaissance sans limites des particularismes.
Du reste, il semblerait que l’écrasante majorité des homosexuels ne se reconnaisse pas dans les revendications les plus récentes et notamment celles, les plus choquantes, du droit au mariage et à l’adoption d’enfants ou celles véhiculées par le parisianisme médiatique.
Car enfin, l’homosexualité humaine ne date pas d’hier et n’a pas toujours été réprimée dans toutes les sociétés, chez les antiques Grecs, dont la réputation n’est plus à faire, et dans la fière cité guerrière de Sparte en particulier. Cependant, on n’avait jamais vu fleurir des revendications d’assimilation aussi normatives que le mariage et l’adoption d’enfants.
Cette volonté d’obtenir un statut reconnu et bourgeois, ne tiendrait-elle pas au fait que le lobby homo est devenu dans notre société une affaire de notables ? Paradoxalement, cette recherche de respectabilité, ne cadre pas très bien avec les démonstrations provocantes des manifestations comme la Gay Pride. La présence de plus en plus nombreuse d’élus, pas forcément homosexuels, mais toujours inquiets de rater le train du progrès, magnifiquement instrumentalisés d’ailleurs, conduit à transformer un épiphénomène en phénomène de société.
Marx, il est vrai, nous a enseigné que la révolution avait besoin de la bourgeoisie pour commencer le sale boulot. Il y a du reste longtemps que la déstabilisation de la famille est entamée notamment en dévalorisant le rôle des mères.
La définition d’une appartenance communautaire à travers « l’orientation sexuelle » est, de ce point de vue là, une nouvelle trouvaille qui emportera la bourgeoisie libérale dont les principes ne sont que malentendus et apparences.
Faudra-t’il à ce compte là, prendre en considération les revendications de la communauté des adeptes de l’onanisme ou du fétichisme ?
Le combat « révolutionnaire », qui est toujours à la recherche d’une minorité supplétive pour remplacer le prolétariat défaillant, a trouvé là un nouveau bras de levier.
A l’heure où, au nom de l’état de droit et des valeurs républicaines, une chasse impitoyable est menée contre les jeunes filles voilées, issues de l’immigration, on met en cause parallèlement, au nom d’intérêts très particuliers, les fondements de la famille, telle que la conçoit la civilisation judéo-chrétienne dont nous sommes tous les héritiers. Bonjour l’intégration !…

Perceval, le lundi 22 novembre,
en ce jour de la Sainte-Cécile, a.d. 2004.

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