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La route de la
réconciliation est longue...
L'Espagne a célébré
une de ses fêtes nationales le 12 octobre 2004. Le nouveau gouvernement
espagnol, dirigé par Monsieur Zapatero a voulu frapper les esprits.
L'an dernier des "Marines" défilaient avec les troupes
du royaume d'Espagne.
Cette année, les "boys" étaient absents. Ils étaient
remplacés, un peu au pied levé, par un détachement
français du bataillon d'infanterie de marine du Tchad.
Monsieur Bono, ministre de la Défense du Royaume d'Espagne a eu
des mots excessifs, déclarant que l'absence des "Marines"
ne : "modifiait en rien les bonnes relations
avec les Etats-Unis", mais qu'elle "mettait
fin à une subordination et à l'habitude de se mettre à
genoux." Ces propos sont presque injurieux pour son prédécesseur,
et le Royaume tout entier...
Le "tout ancrage" de l'Espagne à l'Europe n'est peut-être
pas la solution pour l'Espagne. Le Royaume d'Espagne devra se plier à
de nouvelles subordinations... La grande sphère hispanique au sein
de laquelle l'Espagne avait retrouvé sa place est frontalière
des Etats-Unis... Cette journée du 12 octobre était journée
de "L'Hispanité", en souvenir du 12 octobre 1492...
Il fallait frapper encore plus fort
les esprits.
Monsieur Bono déclarait : "La
présence des Français est un hommage au 60e anniversaire
de la libération de Paris, où participèrent des républicains
espagnols engagés dans la 2e division blindée du général
Leclerc." Monsieur Bono nous rappelle notre histoire. "Si
hommage devait être rendu, c'était à la France d'inviter
sur notre sol, des soldats espagnols..."
Nous ne polémiquerons pas. Nous aimons bien qu'on nous rappelle
l'épopée du général Leclerc. Leclerc, c'est
notre Maréchal.
Ce 12 octobre, il y eut de fortes pensées pour les victimes du
11 mars.
Monsieur Zapatero a voulu réconcilier les "deux Espagne".
Il ne pouvait le faire sans le Roi.
Sous la protection de Sa Majesté Juan Carlos, Angel Salamanca vétéran
de la "division Azul", et le républicain Luis Royo, ont
déposé ensemble, des fleurs au pied du monument aux morts.
Ce geste se voulait : "un symbole de
paix et de concorde", nous dit Monsieur Bono.
Vous imaginez la réaction des partis espagnols de "gauche"
et des associations de républicains, anciens de la guerre civile...
Les partis nationalistes catalans n'ont pas été en reste
: "Insulte à la mémoire
historique" et " non-sens".
Gaspar Llamares, dirigeant de "Izquierda unida", à majorité
communiste, a boudé la cérémonie, déclarant
qu’une telle cérémonie : "mettait
sur un pied d'égalité ceux qui ont lutté pour les
libertés et ceux qui les ont massacrées."
En Espagne, les polémiques ne font pas dans la dentelle...
Sa Majesté le roi Juan Carlos est le chef des armées, et
à travers lui, c'est toute l'Espagne qui s'insulte.
La "gauche" espagnole et les "nationalistes" ont la
mémoire courte.
Ils oublient aisément un jour de 1981, où un colonel, pistolet
à la main a fait se coucher les parlementaires espagnols. Le Roi
est resté seul debout, en compagnie du Prince héritier,
et a su être convainquant auprès de l'armée... Nous
connaissons la suite.
La mémoire de la "gauche" espagnole et des "nationalistes"
est si courte, leur vue est si faible, qu'ils oublient et ne voient pas
tous les prêtres massacrés et les religieuses violées,
qui les observent avec compassion du haut du ciel.
La route qui conduit à tous les pardons et toutes les réconciliations
est bien longue... Relisez Bernanos. Elle ne saurait être empruntée
sans l'aide du Roi !
Portemont, le mercredi 27 octobre,
en ce jour de la Saint-Florent, a.d. 2004.
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