« A l’heure actuelle et pour la deuxième fois, le tunnel conduisant à l’Arc de Triomphe est bloqué et l’esplanade évacuée par les Forces de l’Ordre, ce qui n’etait jamais arrivé même pendant l’Occupation.
Je vous avais informé de l’autorisation donnée par le Comité de la Flamme à l’association ALLO (Anciens du Lycée Lamoricière d’Oran) pour raviver la Flamme au Tombeau du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe en mémoire des 3000 français assassinés à Oran le 5 juillet 1962, dans des conditions atroces, 3 jours après l’Indépendance de l’Algérie.
Les motifs cette fois sont à peu près les mêmes qu’en 2006, le scénario en tout cas est identique.
- « Plaintes et menaces de s'opposer par tous les moyens en provenance d'associations -non citées, mais dont on sait qu’elles proviennent de l’extrême gauche, dont le MRAP. »
- « risques prétextés de survenance de débordements violents et troubles manifestes à l'ordre public »
- « il convient de prendre des dispositions pour prévenir ces menaces et assurer la sécurité »
- « mais vu le niveau élevé de la menace terroriste l'ensemble des moyens disponibles de police et gendarmerie nationale est mobilisé »
- « enfin l'Arc de triomphe et la Tombe du soldat inconnu, haut lieu de Mémoire et de recueillement, ne sauraient être le théâtre d'affrontements et d'incidents »
Il y aurait au moins cinq associations qui ont écrit au président de la République, au Premier Ministre, au Ministre de l'Intérieur, au ministre des Armées, au Président du comité de la Flamme »
« La décision est venue du plus haut de l'Etat. Le Président oublie déjà les promesses qu’il a faites par courrier à la Communauté des Français d’Algérie et montre le peu de cas qu’il fait, malgré ses apitoiements lors du moindre accident, pour les victimes et les familles de Disparus français d’Algérie, qui elles vivent une triple peine depuis 45 ans : la perte de l’être cher, la méconnaissance de la manière, même si on sait que c’était dans des conditions horribles, la récupération du corps du parent. Eux n’ont pas Droit de revendiquer, de pouvoir faire leur Deuil.
Il y aura beaucoup de monde qui n’aura pas été prévenu. Je vais donc m’y rendre pour éviter tout problème. L’interdiction m’a été formulée seulement hier soir à mon domicile, alors que je rentrais de ma journée de travail, après 22h par les gendarmes. Ce qui nous interdisait toute possibilité réelle de recours et de prévenir nos amis, dont nombre venaient de Province. » |