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Peco
rime avec auto…
Les pays d’Europe centrale et
orientale se présentent comme un nouvel Eldorado pour les équipementiers.
Aspirées quelque peu par leurs clients, c’est-à-dire
des grandes pointures de l’automobile tels que PSA ou Volkswagen,
les équipementiers participent à l’émergence
d’un véritable « ovale d’or » ente la Slovaquie,
la République Tchèque, le sud de la Pologne et l’ouest
de la Hongrie. Il faut savoir que les salaires représentent près
de 20% du coût de l’assemblage total d’un véhicule,
et que les équipementiers participent sur leurs lignes jusqu’à
hauteur de 70% du coût total d’une voiture…
Les coûts salariaux en vigueur dans ses pays sont donc très
attractifs. Le rapport est de 1 à 3 entre la Slovaquie et l’Espagne,
et de 1 à 6 entre la France et la Slovaquie.
Le numéro un mondial, l’« états-unien »
Delphi réaliserait déjà plus de 50% de sa production
dans des pays à bas coût. Pour le « Français
» Valeo, nous en sommes à 40%, et cela n’ira qu’en
croissant… Les constructeurs n’hésitent pas à
user de la manière forte pour inciter leurs équipementiers
à se fournir ou s’installer dans ces pays, puisque Renault
raye de ses listes ceux qui ne réalisent pas une part « minimale
» de leurs achats dans ces pays !
Il est fort intéressant d’écouter Monsieur Wipff,
directeur de l’usine « Continental » de Clairoix, dans
l’Oise.
Cette usine produit des pneumatiques et, est en concurrence directe avec
les autres centres de production du groupe, en Tchéquie, Roumanie
et au Portugal. Son coût de production est supérieur à
plus de deux fois le coût de production de l’usine tchèque…
A la question posée par un journaliste de l’excellent «
L’Usine nouvelle », numéro 2914 : « Comment réagissez-vous
? »
Monsieur Thierry Wipff répond :
« A Clairoix, nous avons mené
une réflexion interne à l’usine pour réduire
nos coûts directs et fixes. Mais sans licencier, puisque le groupe
a besoin d’augmenter sa production...
Nous travaillons aussi sur la motivation et la formation de nos 1260 salariés
en cherchant à les responsabiliser et à les impliquer davantage.
Les résultats sont concluants : nous venons de battre notre record
de production avec une hausse de 10% de nos volumes, à effectifs
constants. »
Responsabiliser et impliquer sont les maîtres mots, que nous aimerions
entendre dans toute les « sphères » de notre existence
: sociale, économique, culturelle et Politique !
« Responsabiliser et impliquer » devrait être la devise
d’un grand élan national, initié par la tête
de l’Etat. Nous n’en prenons pas le chemin. Nous savons pourquoi.
Ne nous désespérons pas, travaillons tous ensemble et gardons
confiance…
Portemont, le lundi
10 mai,
en ce jour de la Saint-Antonin, a.d. 2004.
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