mardi 07 février 2012

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

 

Peco rime avec auto…

Les pays d’Europe centrale et orientale se présentent comme un nouvel Eldorado pour les équipementiers. Aspirées quelque peu par leurs clients, c’est-à-dire des grandes pointures de l’automobile tels que PSA ou Volkswagen, les équipementiers participent à l’émergence d’un véritable « ovale d’or » ente la Slovaquie, la République Tchèque, le sud de la Pologne et l’ouest de la Hongrie. Il faut savoir que les salaires représentent près de 20% du coût de l’assemblage total d’un véhicule, et que les équipementiers participent sur leurs lignes jusqu’à hauteur de 70% du coût total d’une voiture…
Les coûts salariaux en vigueur dans ses pays sont donc très attractifs. Le rapport est de 1 à 3 entre la Slovaquie et l’Espagne, et de 1 à 6 entre la France et la Slovaquie.
Le numéro un mondial, l’« états-unien » Delphi réaliserait déjà plus de 50% de sa production dans des pays à bas coût. Pour le « Français » Valeo, nous en sommes à 40%, et cela n’ira qu’en croissant… Les constructeurs n’hésitent pas à user de la manière forte pour inciter leurs équipementiers à se fournir ou s’installer dans ces pays, puisque Renault raye de ses listes ceux qui ne réalisent pas une part « minimale » de leurs achats dans ces pays !
Il est fort intéressant d’écouter Monsieur Wipff, directeur de l’usine « Continental » de Clairoix, dans l’Oise.
Cette usine produit des pneumatiques et, est en concurrence directe avec les autres centres de production du groupe, en Tchéquie, Roumanie et au Portugal. Son coût de production est supérieur à plus de deux fois le coût de production de l’usine tchèque…
A la question posée par un journaliste de l’excellent « L’Usine nouvelle », numéro 2914 : « Comment réagissez-vous ? »
Monsieur Thierry Wipff répond :
« A Clairoix, nous avons mené une réflexion interne à l’usine pour réduire nos coûts directs et fixes. Mais sans licencier, puisque le groupe a besoin d’augmenter sa production...
Nous travaillons aussi sur la motivation et la formation de nos 1260 salariés en cherchant à les responsabiliser et à les impliquer davantage. Les résultats sont concluants : nous venons de battre notre record de production avec une hausse de 10% de nos volumes, à effectifs constants. »

Responsabiliser et impliquer sont les maîtres mots, que nous aimerions entendre dans toute les « sphères » de notre existence : sociale, économique, culturelle et Politique !
« Responsabiliser et impliquer » devrait être la devise d’un grand élan national, initié par la tête de l’Etat. Nous n’en prenons pas le chemin. Nous savons pourquoi.
Ne nous désespérons pas, travaillons tous ensemble et gardons confiance…

Portemont, le lundi 10 mai,
en ce jour de la Saint-Antonin, a.d. 2004.

Transmettre à un ami
Imprimer

Réagir

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.