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Parlons France
!
A trop aimer la France, les savants
docteurs qui à son chevet l'entourent, finissent par l'étouffer.
La France n'est pas une vierge éthérée. La France
fébrile, la France chancelante, la France ringarde, la France qui
tombe... Le "label" France devient le passeport incontournable
pour tous les carriéristes du régime et des médias.
Non la France n'est pas malade. La France est de tous les temps, des tempêtes,
des printemps radieux et des hivers sombres.
la France abaissée, convoitée, la France parfois dépecée,
ravagée, n'est jamais la France qui s'abaisse...
La France s'est toujours tenue debout, faisant face à la barbarie.
Attila, vainqueur des empereurs d’Orient et d’Occident est-il
aux portes de Paris, au Vème siècle ? Sainte-Geneviève
exhorte ses habitants à se défendre. Il est repoussé.
Des français sont debouts. Dans le sang, les larmes, les rires
et la joie, la France se transmet. La France trahie n’abdique jamais,
même quand la trahison vient de haut. Isabeau de Bavière
est balayée par Jeanne la bergère. La France se relève.
La nuit froide tombe sur Azincourt. Le soleil brillera à Reims,
pour le petit roi de Bourges, le petit roi de la France d'en bas, le 17
juillet 1429 !
La France est sans cesse relevée par les Français, les oubliés
de l'histoire. Grands du royaume, anonymes, saints, vils ou vertueux,
toutes les Françaises et les Français de la terre de France,
par la naissance, par le cœur ou par le sang versé, nous ont
toujours légué la France, cette France que nous contemplons
aujourd'hui, douloureuse et triste de n'être plus la France.
La France d'en bas est fatiguée des savants docteurs. La France
a toujours été grande du labeur des hommes qui la peuplent
et la repeuplent. La France a toujours été grande, même
de la folie de ses fils les plus fous. Saint- Vincent- de- Paul était
de France. Gilles de Rais aussi, un des plus fous de ses fils, mais qui
pleura comme aucun autre la fin terrestre de Jeanne, et qui tenta presque
seul de la délivrer.
La France est du sang, de la chair, des rêves et des espérances
de ses peuples.
Nous avons eu le "le premier économiste de France", le
meilleur aux dires des savants docteurs, en son temps. La France l'ennuyait
lors de ses séances d’une assemblée qui n'était,
qui n'a jamais été la France.
Nous avons eu de jeunes ministres, le plus jeune, au nom d'emprunt, plus
tard jeune président. Vieillissant, la France l'ennuie toujours
autant !
Nous avons eu des rois simples, bègues, boiteux, malingres, saints
et chevaliers ! Sous tous nos rois, la France, la nôtre, la France
d'en bas, se tissait sûrement, dans la prudence ou la hardiesse.
Les partisans de l'étranger et les doctes docteurs s'y cassaient
les dents.
Toujours le même combat…
Au diable les Sollers, les Madelin, les Baverez, les Besancenot à
bicyclette, les Ferry, au diable tous les faux prophètes de la
"chiraquie", de la social-démocratie, et de tous les
paradis politiques artificiels.
La France est faite de Françaises et de Français qui n'ont
jamais "pesé", "calculé" la France.
Nous en sommes les héritiers et les débiteurs. Ayons la
fierté de ne pas les décevoir. Ne laissons pas la France
être bafouée en nom et place de la République. La
France ne le mérite pas !
Tout le fond du problème est là !
Nous sommes de la France vivante, concrète, réelle. Nous
ne courons pas après des chimères.
Souveraineté ? Oui. Légitimité ? Oui. Ces mots sont
étrangers à la république qui s'essaie à nous
"gouverner".
Laissons-la à tous ces savants docteurs, à tous ces illuminés
qui s’entre-déchirent et s’entre-déchireront,
tel des Danton et des Robespierre.
Tournons-nous vers la France, celle des Français qui la maintiennent,
qui travaillent à la maintenir et à la rendre rayonnante.
Royaliste ? Oui. Soyons des royalistes sans honte, sans calcul, accueillant
tous ceux qui aiment la France de toujours.
Nous sommes les fils d'une famille déchirée qui a donné
à notre pays le meilleur et le pire. Sachons une fois pour toute,
autour du principe toujours incarné, de nos Princes, oublier nos
rancœurs et respecter nos différences, sans complaisances.
Portemont, 9 nov 2003
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