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Les
« nouvelles indulgences » de la République…
L’affaire est exemplaire. Monsieur
Hubert Falco, ministre délégué aux personnes âgées
est satisfait.
Le nouveau projet de loi sur l’autonomie des personnes âgées
et handicapées va permettre d’instaurer une « journée
de solidarité ». Monsieur Falco claironne : C’est une
« grande avancée sociale…Pour accompagner la grande
révolution sociale qu’est le vieillissement. »
Les gouvernants et la classe politique ont découvert par le fruit
d’un triste hasard caniculaire, que la France vieillissait. Il fallait
réagir vite. Il a fallu accuser. Nos « vieux » étaient
abandonnés. Enfants et petits-enfants : tous des ingrats ! La France
s’est émue. Le lundi de Pentecôte, jour béni
et chômé allait être sacrifié sur l’autel
de la Solidarité. Evêques et Cardinaux ne voulaient pas rester
à la traîne de ce bel élan. Allons y pour le lundi
de Pentecôte !
Des groupes de récalcitrants s’insurgeaient et manifestaient
contre ce choix. Comment pourraient-ils continuer à « pèleriner
» ? Ne touchez pas à notre lundi chômé !
Nous étions au bord de la guerre civile… Les élus
de la « majorité » ont pris peur. Comment se sortir
de ce bourbier ?
Le gouvernement vient de les tirer d’un mauvais pas en confiant
aux partenaires sociaux le soin de trouver un accord. Dans le secteur
privé comme dans le secteur public, cet accord devra être
finalisé avant le 31 décembre de chaque année…
sinon gare à nous ! Le lundi de Pentecôte pourrait être
« réquisitionné ».
Le ministre délégué donne des pistes : une journée
de solidarité « vaut » 7 heures de solidarité,
et si nécessaire, ces heures pourront être fractionnées
!
L’amour que nous porterons à nos « vieux » et
à nos « handicapés » se mesure à l’aune
républicaine de 7 heures…
Le ministre délégué nous rassure le cœur : la
journée de 7 heures de solidarité « est une solution
qui n’ampute pas le pouvoir d’achat…et ne remet pas
en cause les 35 heures. »
Admirez la pédagogie…
Vouloir prendre en compte le vieillissement de la population française
et les réalités quotidiennes de nos handicapés nécessite,
en tout premier point, de prendre des mesures fortes en faveur des familles.
Il conviendrait de soutenir aussi une politique nataliste.
Il conviendrait de redéfinir de quelle civilisation, nous sommes
les héritiers.
Cette affaire est exemplaire. Elle nous démontre que le système
politique actuel est incapable de répondre aux vraies questions.
Ces questions ne sont même pas posées !
Simon de Quoisiry, le
vendredi 7mai,
en ce jour de la Saint-Stanislas, a.d. 2004.
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