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Communiqué du Dr Jean-Pierre Dickès,
président de l'Association Catholique des Infirmières
et médecins, le 30 novembre 2006
« J'écris à la fois en tant que médecin
et père d'un enfant myopathe décédé
maintenant il y a 8 ans à l'age de 18 ans et grand-père
d'un petit myopathe : à l'époque il s'avérait
que ma fille n'était probablement pas vectrice de la maladie.
Lors de la découverte de la maladie de notre fils, il me
fut déclaré que par génie génétique
un traitement allait être trouvé dans les deux ans.
25 ans plus tard cet objectif n'a pas été réalisé.
Il s'est développé rapidement une dérive dans
le cadre du Généthon (alimenté par le Téléthon),
dont le but est de tamiser les embryons par le diagnostic pré-implantatoire
(DPI), et d'affûter des armes pour le diagnostic préalable
in utero (DPN) afin de pratiquer des avortements parfois même
la veille de l'accouchement de l'enfant. Si bien qu'en pratique
nos malheureux enfants servent de canard d'appel pour obtenir de
l'argent servant à éliminer d'autres myopathes. Par
ailleurs le Généthon s'échine à trouver
des moyens de traitement par les cellules souches embryonnaires
qui à ce jour n'ont jamais guéri personne, ne donneront
des résultats que dans 10 ou 20 ans, s'ils en donnent un
jour. Pendant ce temps nos enfants meurent.
Or parallèlement « en aval » des succès
thérapeutiques nombreux ont été obtenus. Le
plus récent est du 15 novembre dernier (Le Figaro. du 17
novembre.). Une équipe de Milan a guéri des chiens
myopathes avec des cellules souches dites adultes récupérées
sur le chien même (allogreffe) ou sur d'autres chiens (hétérogreffes)
Une fois de plus l'AFM se trompe de chemin et trompe l'opinion
publique. » |