vendredi 21 novembre 2008

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Aux deux bouts de la chaîne…

Il faut toujours tirer sur les maillons les plus faibles d’une chaîne pour la faire céder.
Nous vous avons informé récemment de l’entrée dans les conseils d’administration des hôpitaux d’une puissante association, porte-drapeau de l’euthanasie, avec la bénédiction du ministre de la Santé. Elle opère au bout ultime de la chaîne de la vie. Mais les premiers maillons sont aussi attaqués…

Le « petit de l’homme » qui n’a pas encore frappé à la porte de notre monde est attaqué depuis bien longtemps. Le chiffre des avortements est à lui seul éloquent.
La frénésie de recherche dans le dépistage des maladies incurables ou trop onéreuse à soigner est aussi éloquente. Identifier « in utero » pour rayer de la carte…

Mais il faut aller toujours plus loin. Notre amie Anne-Lys s’insurge :
« Ce ne sont plus simplement les bébés pas encore nés que notre société tient pour quantités négligeables. Aujourd'hui, ce sont aussi les bébés prématurés qu'une réglementation imbécile condamne à mort, faute de remboursement d'un médicament essentiel » :  Des prématurés à 35% !
C'est une première : un médicament indispensable à la survie des bébés prématurés ne sera plus pris en charge à 100% mais à 35%. Les néonatalogistes protestent contre cette mesure qui va à l'encontre des discours officiels, affirmant que la Sécurité sociale assurera toujours le gros risque, notamment pour les plus faibles. Si un prématuré en lutte pour sa survie n'est pas un être faible qui court un gros risque, alors on peut se poser beaucoup de questions... »

Risque infectieux respiratoire accru chez les prématurés.
Les prématurés de moins de 35 semaines (rappelons que l'accouchement normal s'effectue à la 42e semaine) sont très exposés au risque infectieux, surtout au niveau des poumons. Le virus le plus redouté est le virus syncytial qui peut les emporter ou leur laisser de graves séquelles pulmonaires. Ils sont 6.000 chaque année dans ce cas et il existe un traitement préventif très efficace, le Synagis®, un anticorps monoclonal spécialement fabriqué contre ce virus. Le problème, c'est son coût de 5.000 euros pour les 5 injections nécessaires au traitement
Les pédiatres montent au créneau.

Jusqu'à présent pris en charge à 100%, la Sécurité sociale ne le prendra plus en charge qu'à hauteur de 35%, comme un simple médicament à effet thérapeutique modéré et non indispensable. Les mutuelles protestent de ne pas avoir été averties : elles ne sont pas préparées au surcoût de la mesure, qui est de 11 millions d'euros. Surtout, ce sont les pédiatres qui se mobilisent contre cette décision qu'ils ne comprennent pas. Dans un plaidoyer « pour protéger l'avenir de nos enfants prématurés », le Pr Brigitte Fauroux de l'hôpital d'enfants Armand-Trousseau (Paris), dénonce « une décision unilatérale, prise sans aucune concertation ni information préalable et ne reposant sur aucune donnée scientifique ».

Elle rappelle que « la France peut s'enorgueillir de son plan de périnatalité
élaboré en 2005 : plus d'humanité, plus de proximité, de sécurité et de qualité. »
, et affirme qu' « une démocratie se doit de protéger les plus fragiles de ses membres. Les prématurés et les grands prématurés doivent pouvoir bénéficier du même droit citoyen à l'accès aux soins. »

Faire appel au Fonds national de solidarité
De son côté, le gouvernement est gêné et la demande a été faite aux caisses de tenir compte des conditions de ressources des familles des bébés prématurés pour éviter qu'un enfant puisse ne pas bénéficier du traitement. Il incite aussi à avoir recours au Fonds national de solidarité.

Cette crise est symptomatique d'une période où il n'est plus possible de tout prendre en charge sans discernement. Reste à mieux utiliser les structures de réflexion et de dialogue qui ont été mises en place comme la Haute autorité de santé (HAS) et l'Union nationale des organismes d'assurance complémentaire (Unocam).
(source : e-sante.fr)

Les valeurs fondamentales de ce qui mérite d’être appelé « Civilisation » sont sans cesse attaquées de toutes parts. Les impératifs financiers régissent de plus en plus notre société ; non pas qu’ils soient négligeables, mais ils ne sauraient être la seule priorité. Les déficiences des corps et des esprits sont de plus en plus regardées comme dérangeantes. De belles déclarations en belles déclarations politiciennes, nous ne pouvons dresser qu’un constat : la défaillance de l’Etat dans une de ses tâches les plus nobles.

Portemont, le 28 novembre 2006

Nous vous rappelons nos communications sur ce sujet :

L’enjeu est de taille !

Le gouvernement lui ouvre les portes de l'hôpital…

Pour une civilisation de la Vie !

Dernières volontés…

Gageons qu’« elle » va s‘inviter dans les prochains débats…

« D'Hippocrate au bon Samaritain »

 

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