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Aux deux bouts de la chaîne…
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Il faut toujours tirer sur les maillons les plus faibles d’une
chaîne pour la faire céder.
Nous vous avons informé récemment de l’entrée
dans les conseils d’administration des hôpitaux d’une
puissante association, porte-drapeau de l’euthanasie, avec
la bénédiction du ministre de la Santé. Elle
opère au bout ultime de la chaîne de la vie. Mais
les premiers maillons sont aussi attaqués…
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Le « petit de l’homme » qui
n’a pas encore frappé à la porte de notre monde est
attaqué depuis bien longtemps. Le chiffre des avortements est à
lui seul éloquent.
La frénésie de recherche dans le dépistage des maladies
incurables ou trop onéreuse à soigner est aussi éloquente.
Identifier « in utero » pour rayer de la carte…
Mais il faut aller toujours plus loin. Notre amie Anne-Lys
s’insurge :
« Ce ne sont plus simplement les
bébés pas encore nés que notre société
tient pour quantités négligeables. Aujourd'hui, ce sont
aussi les bébés prématurés qu'une réglementation
imbécile condamne à mort, faute de remboursement d'un médicament
essentiel » : Des prématurés
à 35% !
C'est une première : un médicament indispensable à
la survie des bébés prématurés ne sera plus
pris en charge à 100% mais à 35%. Les néonatalogistes
protestent contre cette mesure qui va à l'encontre des discours
officiels, affirmant que la Sécurité sociale assurera toujours
le gros risque, notamment pour les plus faibles. Si un prématuré
en lutte pour sa survie n'est pas un être faible qui court un gros
risque, alors on peut se poser beaucoup de questions... »
Risque infectieux respiratoire accru chez les prématurés.
Les prématurés de moins de 35 semaines (rappelons que l'accouchement
normal s'effectue à la 42e semaine) sont très exposés
au risque infectieux, surtout au niveau des poumons. Le virus le plus
redouté est le virus syncytial qui peut les emporter ou leur laisser
de graves séquelles pulmonaires. Ils sont 6.000 chaque année
dans ce cas et il existe un traitement préventif très efficace,
le Synagis®, un anticorps monoclonal spécialement fabriqué
contre ce virus. Le problème, c'est son coût de 5.000 euros
pour les 5 injections nécessaires au traitement
Les pédiatres montent au créneau.
Jusqu'à présent pris en charge à 100%,
la Sécurité sociale ne le prendra plus en charge qu'à
hauteur de 35%, comme un simple médicament à effet thérapeutique
modéré et non indispensable. Les mutuelles protestent de
ne pas avoir été averties : elles ne sont pas préparées
au surcoût de la mesure, qui est de 11 millions d'euros. Surtout,
ce sont les pédiatres qui se mobilisent contre cette décision
qu'ils ne comprennent pas. Dans un plaidoyer « pour
protéger l'avenir de nos enfants prématurés »,
le Pr Brigitte Fauroux de l'hôpital d'enfants Armand-Trousseau (Paris),
dénonce « une décision
unilatérale, prise sans aucune concertation ni information préalable
et ne reposant sur aucune donnée scientifique ».
Elle rappelle que « la
France peut s'enorgueillir de son plan de périnatalité
élaboré en 2005 : plus d'humanité, plus de proximité,
de sécurité et de qualité. », et
affirme qu' « une démocratie
se doit de protéger les plus fragiles de ses membres. Les prématurés
et les grands prématurés doivent pouvoir bénéficier
du même droit citoyen à l'accès aux soins. »
Faire appel au Fonds national de solidarité
De son côté, le gouvernement est gêné et la
demande a été faite aux caisses de tenir compte des conditions
de ressources des familles des bébés prématurés
pour éviter qu'un enfant puisse ne pas bénéficier
du traitement. Il incite aussi à avoir recours au Fonds national
de solidarité.
Cette crise est symptomatique d'une période où
il n'est plus possible de tout prendre en charge sans discernement. Reste
à mieux utiliser les structures de réflexion et de dialogue
qui ont été mises en place comme la Haute autorité
de santé (HAS) et l'Union nationale des organismes d'assurance
complémentaire (Unocam).
(source : e-sante.fr)
Les valeurs fondamentales de ce qui mérite d’être
appelé « Civilisation » sont sans cesse attaquées
de toutes parts. Les impératifs financiers régissent de
plus en plus notre société ; non pas qu’ils soient
négligeables, mais ils ne sauraient être la seule priorité.
Les déficiences des corps et des esprits sont de plus en plus regardées
comme dérangeantes. De belles déclarations en belles déclarations
politiciennes, nous ne pouvons dresser qu’un constat : la défaillance
de l’Etat dans une de ses tâches les plus nobles.
Portemont, le 28 novembre 2006
Nous vous rappelons nos communications sur ce sujet :
L’enjeu
est de taille !
Le
gouvernement lui ouvre les portes de l'hôpital…
Pour
une civilisation de la Vie !
Dernières
volontés…
Gageons
qu’« elle » va s‘inviter dans les prochains
débats…
«
D'Hippocrate au bon Samaritain »
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