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Tout est bon… sauf de rétablir la vérité !

Ah ! Marie-Antoinette par ci, Marie-Antoinette par là… Tout a commencé par une tempête.

Marie-Antoinette d'Autriche, reine de France (1755-1793), en robe à paniers vers 1785 par Elisabeth Louise Vigée-Le Brun (1755-1842). Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon

Vous en souvenez-vous ? C’était la tempête du 26 décembre 1999…

Nous avons tous en mémoire le spectacle désolant des arbres déracinés du parc du château de Versailles.

Et ce parc n’a pas été le seul à être durement éprouvé… Une vente aux enchères était organisée en octobre 2000. Il y avait matière à valoriser les plus beaux lots de bois, chargés d’histoire. Marie-Antoinette revenait au goût du jour par les malheurs de son tulipier…

Guy Vialis ne laissait pas passer l’aubaine. Il achetait plusieurs lots de bois et de souches pour 150 000 Francs.

Guy Vialis et le tulipier de la Reine

La colère du ciel avait été bien bonne avec le tulipier de la reine. Il échappait aux euros… Mais la nature a grande horreur du vide, et ce n’est pas répréhensible.

 

Très vite, les « vestiges » de ce qui fut le « royal » tulipier découvrirent Sauveterre-de-Rouergue, où Guy Vialis était installé depuis 1998.

Somme toute, Guy Vialis participait à la replantation du parc et les cinq couteliers de l’atelier de Sauveterre-de-Rouergue, ne pouvait que se réjouir de la qualité exceptionnelle des géants royaux abattus : if, junipérus « impérial », thuya et séquoia…

Après accord avec la mairie de Versailles, Guy Vialis pouvait annoncer :
« Les couteaux réalisés avec le bois de ces arbres porteront sur la lame l'inscription « Versailles ». Et pour chaque couteau vendu, une petite partie des bénéfices sera utilisée toujours dans le même but : la replantation de nouvelles essences dans le parc du château de Versailles »

Ainsi Guy Vialis répondaient au souhait de l’association des « Amis du parc de Versailles » : Voir survivre les racines du tulipier de Marie-Antoinette. C’était chose faite puisque quelque temps après la souche de plus de huit tonnes était exposée sur la place de Sauveterre…

Le mercredi 11 octobre 2006, à la suite d’une autre « tempête » qui a chaviré le cœur de certains, la nature se faisait plus riante à Versailles.

Trois ans auparavant, 1857 ceps de vigne (Cabernet Franc et Merlot) avaient été plantés dans le domaine champêtre de Trianon…

Aussi, médiatisation oblige, ce mercredi 11 novembre, Francis Ford Coppola coproducteur avec sa fille Sofia du film dont il n’est plus nécessaire de vous donner le nom, inaugurait la première récolte de ce qui est appelé à devenir la première « Cuvée Marie-Antoinette ». Précisons que rien n’est refusé à ces vendanges tardives : la récolte devait être pressée en Provence, afin de donner un « un raisin très féminin et élégant à déguster avec un petit glaçon »… Dixit Alain Baraton, jardinier en chef de Versailles…

Cent à deux cents bouteilles sont espérées de cette première récolte, mais à moyen terme 2000 bouteilles sont attendues !

Nous ne pouvons pas résister au plaisir de vous faire partager les commentaires des artisans de cette récolte : « Pour parfaire le paysage champêtre imaginé par le jardinier de la reine, Antoine Richard, nous avons planté ces cépages de Cabernet Franc et de Merlot », explique Antoine Baraton, jardinier en chef du petit Trianon.

Plantés entre un champ de céréales, un pâturage où des chèvres broutent et un potager où rougissent des potirons, les deux grands carrés de vignes promettent une centaine de bouteilles de rosé vendanges tardives. « Cette vigne a beaucoup de mérite », explique Goulven Hénaff, jardinier d'art au Hameau. « A peine plantée, elle a dû traverser la canicule, les nuits froides des hivers et a essuyé les pluies du mois d'août », ajoute-t-il en chargeant de belles grappes dans un cageot de bois. « On l'a bichonnée, c'était notre bébé », confie Jacky Durand, jardinier au Hameau depuis 1976. « Pendant trois ans, elle a été notre angoisse permanente ».

« A l'image de Marie-Antoinette, il fallait que ce soit un vin doux, précieux et rafraîchissant, un peu comme un rosé de Provence », raconte Jean-Louis Croquet, propriétaire du Château Thuerry, dans le Haut Var, où sera pressée la récolte.

« Notre choix s'est porté sur un rosé qui est un vin rouge qui n'a pas abouti. Un peu comme la vie de Marie-Antoinette », ajoute-t-il, effeuillant quelques branches de pieds de vigne. Le précieux nectar liquoreux (de 16 à 17 degrés d'alcool) a son flacon estampillé avec les initiales de la souveraine sur un cachet de céramique rose « Dans quelques années, nous espérons produire mille bouteilles par an. Elles seront toutes rendues au château, qui les vendra hors de prix, soit pour des ventes aux enchères, soit pour des oeuvres caritatives ou pour des donateurs », plaisante Jean-Louis Croquet. « Si Marie-Antoinette revenait aujourd'hui, raconte Christophe Tardieu, administrateur du château de Versailles, elle ne serait pas perdue. Elle commanderait un petit verre de rosé, et le dégusterait avec un glaçon tout en regardant ses moutons brouter les verts pâturages... »

C’est vraiment touchant toutes ses attentions et ce souci de poursuivre ce qui a été interrompu par la Révolution… Cette vigne avait été prévue en son temps… Et de vous à moi, Il y aurait vraiment un gros chantier à faire… pour reprendre ce qui avait été interrompu par la Révolution…

Pour ouvrir les futures bouteilles nous avons oublié de vous dire que Guy Vialis a pensé à tout : un couteau de sommelier, manche en if du bosquet de la reine, a été fabriqué et signé « Olivier Poussier » le meilleur sommelier du monde…

Imaginez un peu le « Chic » : Ouvrir une bouteille d’un vin au chiffre de la reine, d’un vin comme elle, doux, précieux et rafraîchissant…avec un couteau de sommelier dont le manche est en if, provenant de son bosquet, de cet if devant lequel elle a dû tant et tant soupirer… Ah ! Peu importe le contenu du flacon… la tête nous tourne déjà… La nature a horreur du vide !

Oui, tout est bon… Sauf de rétablir la vérité !

Simon Burrow, maître de conférence à l’Université de Leeds, en Angleterre est spécialiste de la presse française de la Révolution française à la période napoléonienne. Son dernier livre, fruit de ses recherches est intitulé « Blackmail, scandal and revolution; London's French libellist 1758-1792 » - Chantage, scandale et révolution; les libellistes français de Londres- est sorti dans les librairies britanniques le 30 octobre 2006. L’auteur est étonné et ravi à la fois des nombreuses sollicitations dont il fait actuellement l'objet il pense à faire traduire son ouvrage en français.

Que nous dit-il dans son ouvrage ? Que Marie-Antoinette ne méritât pas sa mauvaise réputation, fabriquée de toute pièce par une quinzaine de maîtres chanteurs français installés à Londres.

« Marie-Antoinette, comme les maîtresses de Louis XV, a été victime de maîtres chanteurs français installés à Londres qui écrivaient des choses fausses pour leur soutirer de l'argent … C'était plus rentable et moins risqué pour eux que de diffuser véritablement leurs pamphlets… »
Selon le chercheur, ils n'étaient pas républicains, tout juste certains étaient des « patriotes réformateurs ». Au moment de la Révolution, certains y étaient complètement opposés, d'autres étaient favorables à une monarchie constitutionnelle, précise-t-il.

Rêvons un peu… pour la parution de l’ouvrage en français…

Présentation de l’édition française à Versailles, avec Sofia Coppola et tous les grands médias…un grand buffet avec les produits du Potager du Roi…
Et bien sûr Alain Barenton en Grand Echanson… Alain Baranton, grand jardinier, certes, mais qui dans un entretien après la sortie de son livre « Le jardinier de Versailles » répondait à la question :
Et les rois de Versailles comment les envisagez-vous ?
« Louis XIV a vécu son pouvoir absolu, comme un despote total. Il n’a rien d’un génie, c’était un homme cruel qui n’a jamais rien créé.
Il ne faut jamais oublier que Versailles fut conçu pour des Rois et non par des Rois. »

Oui, tout est bon… Sauf de rétablir la vérité…

Et si jamais une telle présentation se faisait, merci aux détenteurs d’un couteau de sommelier, manche en if du bosquet de la reine, de le garder bien fermé au tréfonds de leur poche…

Portemont, le 30 novembre 2006

Et nous levons notre verre à la santé de la reine, comme nous le faisons souvent, avec une pensée pour notre ami Philippe de Tokyo.

Un verre de rosé « Le Rosé de Marie-Antoinette »
Séguret Côtes du Rhône Villages rosé. Domaine de Cabasse 1994, médaille d’ Argent au Concours Agricole de Paris 1995.
Grenache noir 60%, Syrah 34%, Carignan 2%, Clairette 2%, Counoise 2%… qu’on se le dise !

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