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Sous peu, une nouvelle tête de Turc…

Le président de la Cnil assume. Il entend faire aboutir un travail de fond, juste avant les élections présidentielles, en mars 2007. Ce travail bouleverse les « traditions républicaines françaises ». Il s’agit de mesurer la diversité française… et donc de procéder à un « comptage ethnique »…

Le travail de fond est à l’état de projet. Et il part d’un bon sentiment. Il s’agit de mettre en place un questionnaire qui devrait permettre d’établir un rapport sur la mesure de la diversité. Les principaux intéressés seraient les entreprises qui voudraient « recruter et promouvoir des salariés issus des minorités visibles »

Et pour bien faire, la Cnil s’interroge, si, pour « optimiser cette mesure de la diversité », ne faudrait-il pas prendre en compte des données « ethniques » figurant dans les fichiers actuels ?

Le patronyme d’un candidat est déjà disponible. Mais ne pourrait-on pas aussi se pencher sur « l’identité complète des parents voire des grands-parents » ? La Cnil s’interroge sur « un référentiel national ethnico-racial » ou sur une « politique de quotas »

Toutes ses considérations et interrogations ont été adressées par courriel en date du 31 octobre 2006 par la Commission nationale de l’informatique et des libertés à des spécialistes de la discrimination. Allez donc savoir pourquoi le quotidien La Tribune en a reçu copie…

Nous le remercions de faire connaître l’essentiel à ses lecteurs dans l’édition du 9 novembre 2006 et nous félicitons le président de la Cnil d’assumer : « J’assume ce texte, qui n’est pas un document officiel et doit donc être complété. Il doit permettre d’y voir plus clair et de lancer, sans tabou, des pistes de réflexion. » Paroles d’Alex Turk, le président…

Il n’est pas besoin d’être devin pour entendre les cris d’orfraies qui ne vont pas manquer de s’élever. Nous répondons par avance que « les traditions républicaines françaises » nous ont conduit dans le mur. Il est urgent d’en changer. Nous savions depuis fort longtemps que la République Française était une « femme sans tête ».

Elle s’est transformée en autruche et nous pouvons tous en apprécier les conséquences. Pouvoir apprécier les justes mesures de la diversité du nouveau « pays réel » n’est pas lui faire injure.

En fait, ce sont toutes les « traditions républicaines françaises » qu’il nous faudrait bousculer sans trop tarder afin de retrouver les traditions françaises.

Un point c’est tout !

Portemont, le 23 novembre 2006

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