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Argent
« blanc » et liste « noire »
Le 25 février 2004, le «
club » du « Gafi » s’est réuni à
Paris. C’est le Groupe d’action financière. Trente-trois
pays en sont membres et tentent de débusquer les pays qui facilitent
ou ferment les yeux devant l’argent « sale ».
Il semblerait que beaucoup d’argent « sale » circule
de par notre vaste monde.
Ne me demandez pas combien cela fait de vrais sous. Les spécialistes
n’arrivent pas à se mettre d’accord. Peut-être
de 590 milliards à 1500 milliards de dollars par an. De toute façon,
vos poches sont trop petites.
Les membres du « Gafi » ont fait du bon travail. Ce travail
a été réalisé sans missiles, sans armes sophistiquées,
sauf à apprendre que c’est le « Gafi » qui cache
les armes de destruction massive de qui vous savez… Une seule arme
pour le « Gafi » : la publication d’une liste des vilains
pays et la « jeter » en pâture à l’opinion
internationale. Nous savons tous ce que pèse l’opinion…
Mais le « Gafi » peut aussi user de moyens de rétorsions.
Des pays comme l’Egypte, le Guatemala, l’Indonésie,
ou l’Ukraine font partie de cette liste. Il y en a d’autres…
Mais ils ont fait des efforts et seront peut-être retirés
de la liste infamante. Nous sommes contents pour eux. Le succès
de cette liste est dû en grande partie à Monsieur Dominique
Strauss-Khan qui a ferraillé dur pour qu’elle soit mise en
place. C’était en l’an 2000.
Les attentats du 11 septembre 2001 ont amené le F.M.I. à
travailler avec le « Gafi ». Nous précisons que le
Gafi fait poids plûme en face du F.M.I.
Un bon nombre de pays en voie de développement, membres du F.M.I.,
ont fait les yeux « noirs » au « Gafi ». Pour
eux, les « Trente-trois » représentent un club de riches…
Ces pays ont donc obtenu qu’aucun nouveau pays ne soient inscrits
sur la liste infamante.
La fameuse liste va donc s’éteindre. Cassez le thermomètre
et vous n’aurez plus de fièvre !
Le « Gafi » attire l’attention sur les problèmes
que pose le blanchiment d’argent « sale » :
« La criminalité organisée
peut en effet infiltrer les institutions financières, acquérir
ou contrôler des pans entiers de l’économie par ses
investissements ou encore proposer des pots-de-vin à des agents
publics, voire corrompre des gouvernements entiers. » Son
président alerte la communauté internationale et l’invite
à « adapter ses règles
et ses moyens aux évolutions du financement du terrorisme. »
C’est une priorité.
En attendant le « Gafi » a été quelque peu paralysé
par les pays en voie de développement, membre du F.M.I.
Pas de nouvelle liste « noire ». Entendez liste infamante.
Portemont, le mercredi
31 mars,
en ce jour de la Saint-Amos et Saint-Benjamin, a.d. 2004
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