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Donnant-Donnant
?
Nous savons que le courage politique
n'est pas le fort de l'Union, si tenté qu’union, il y a...
L'Union, vous l'avez reconnu, c'est l'Union européenne.
Fin avril 2004, le commissaire européen à l'agriculture
présentera un plan d'action pour l'agriculture biologique, au Parlement
et aux ministres de l’Union...
Tout laisse prévoir que l'exercice sera difficile, et que s'annonce
une belle réunion d'hypocrites dans un tout aussi beau "foutoir".
Ce plan est en quelque sorte la pilule rose pour faire avaler les pilules
amères...
En effet, l'Union va se faire violence et permettre à de nouveaux
O.G.M de prendre pied en Europe. Elle devra donc clamer haut et fort son
amour et son soutien au "Bio".
A ce jour il n'y a pas d'accord entre les Quinze et la Commission sur
la réglementation qui devrait définir la "cohabitation"
entre les cultures "bio" et les transgéniques.
Le taux de présence fortuite d'O.G.M dans les semences, y compris
les semences biologiques, a du mal à accoucher. Le Commissaire
européen à l'agriculture se risque à déclarer
qu’il serait souhaitable que ce taux soit : "le plus faible
possible". Nous voici bien rassurés !
Ce dont nous pouvons être sûr, c'est que ce plan insistera
sur la nécessité de s'entendre sur les définitions
d'une agriculture biologique. Si le diamètre des têtes de
vis et des boulons est bien défini, ce n'est pas le cas pour le
"Bio"...
La France a été à la pointe des recherches et des
innovations dans le domaine "Bio". Aujourd'hui elle est à
la traîne derrière l'Italie et l'Espagne. La filière
française attend la mise en place des mesures promises par Monsieur
Gaymard, notre ministre de l'Agriculture, et ce depuis plusieurs mois.
Les anciens contrats territoriaux d'exploitation supprimés en août
2002, n'auront été remplacés par les contrats d'agriculture
durable que 18 mois après...
Le ministère de l'Agriculture est avant tout à l'écoute
du clan des "productivistes", mais pour donner le change, il
loue et encourage l'agriculture dite "raisonnée", qui
dans sa "philosophie" doit veiller à une utilisation
mieux mesurée, des engrais et des pesticides. Une belle "Auberge
espagnole" !
Dans la réalité, la réglementation de l'agriculture
dite "raisonnée" est peu contraignante, et nombre d'obligations
sont déjà dans la réglementation existante. Dans
les faits il n'y a pas de restrictions relatives à l'utilisation
des produits phytosanitaires ou le nombre de traitements...
Pour vous familiariser avec ces enjeux d'importance, lisez le livre de
Claude Aubert et Blaise Leclerc :
"Bio, raisonnée, O.G.M, quelle agriculture dans notre assiette
?"
Cet excellent ouvrage est édité par "Terre Vivante”
"(Domaine de Raud, 38710 Mens.Tél. : 04 76 34 80 80)
Site : www.terrevivante.org
Les auteurs bousculent le contentement de l’Union des industries
de la protection des plantes (UIPP) qui a organisé en juin 2003
un colloque sur " La place des produits de santé végétale
dans l'agriculture durable". Vous apprécierez les mots qui
sont choisis... pour les pesticides ! Ils dénoncent également
le les arguments des pro-O.G.M qui se drapent dans des arguments de type
"humanitaire", invoquant le souci de nourrir un Tiers-monde
affamé, alors que les causes de la faim sont avant tout politiques...
Et économiques.
Pour les adeptes des pesticides, rebaptisés produits de santé
végétale :
Site : www.uipp.org
Portemont, samedi 21
février,
en ce jour de la Saint-Félix.
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