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Tout est dit…

Selon l’hebdomadaire égyptien « Roz Al Yusuf », le « Hezbollah » aurait créé des milices armées composées d’enfants martyrs : les « shadids ». Age ? De 10 à 15 ans…

source : http://www.droitsenfant.com/guerre.htm

Notre amie Anne-Lys espérait de tout cœur que l’information s’avèrerait fausse…

Notre amie Anne-Lys espérait de tout cœur que l’information s’avèrerait fausse…

Il aura fallu peu de temps pour que le doute soit levé.

Le Cheikh Naïm Qassam, numéro deux du Hezbollah, reprenant l’information donnée par un journal égyptien, a déclaré, sur les ondes de Radio-Canada : « Une nation avec des enfants-suicide est une nation victorieuse. Israël ne peut nous conquérir ou désacraliser nos terres car nous avons des shahids qui repousseront les immondices sionistes. Ce sera fait par le sang de nos candidats au suicide »

Ces « shahids » seraient au nombre de 2000, et ils seraient entraînés par l’organisation « Mahadi Boys Scout », apparentée à la milice chiite... afin de devenir les futures « bombes vivantes ». Baden Powell doit se retourner dans sa tombe !

Mais ne nous voilons pas la face… Il ne s’agit pas là d’une innovation du Hezbollah.

Depuis des lustres, les enfants sont une chair à canon de choix et les bonnes consciences du monde occidental dorment en paix.
Il suffit de prendre connaissance de quelques « données » sur le site :
http://www.droitsenfant.com/guerre.htm

Il est de bon ton de faire pleurer dans les chaumières et les organisations qui luttent contre ce fléau ont matière à le faire… Sans être dupes, il nous faut bien admettre que grande est la misère au royaume de l’enfance…

Tous les totalitarismes ont enrôlé, dressé et fanatisé les enfants.

Extraits :

« Enfants soldats »
300 000 enfants dans 44 pays de la planète), dont certains n'ont pas plus de 8 ans, participent directement aux conflits. Ils sont soldats ou porteurs contraints de travailler. Certains autres ont appris à tuer et à torturer. Si leur nombre global reste stable, les pays ayant recours aux services de ces gamins sont eux plus nombreux qu'il y a trois ans.

Chair à canon dans les conflits armés, les enfants-soldats sont aussi démineurs, espions, porteurs, esclaves sexuels, gardiens des exploitations de pétrole ou de diamants finançant les rébellions d'Afrique, selon la Coalition pour l'arrêt du recours aux enfants-soldats, fondée en 1998 par six ONG dont Amnesty International, Human Rights Watch, Save The Children, Terre des Hommes, rejointes par plus de 500 organisations dans le monde entier.

Dans certains pays, en Afrique en particulier, des enfants, le plus souvent orphelins ou séparés de leur famille, sont enrôlés de force dans l'armée ou dans des bandes qui luttent contre les gouvernements au pouvoir. En Angola, par exemple, ils étaient ainsi 3000 à avoir reçu, dès l'âge de 10 ans, un uniforme, des bottes et une mitraillette. Placés en première ligne lors des attaques, mais souvent livrés à eux-mêmes lors des replis, ces garçons ont participé à plusieurs batailles, ont connu la faim et la peur et se souviennent d'avoir tué des soldats ennemis pour se défendre.
Beaucoup d'entre eux sont morts.

Parmi les 41 pays qui les exploitent, contre 30 il y a trois ans, la palme revient à la Birmanie: les enfants-soldats y seraient quelque 50.000. Lesenfants-soldats sont aujourd'hui moins nombreux au Proche-Orient ou en Amérique latine, en raison de la réduction du nombre des conflits. Ils seraient 120.000 dans les différentes guerres d'Afrique, et combattent aussi dans les rébellions des Philippines, de Papouasie-Nouvelle Guinée, et les conflits de Macédoine, de Colombie.

Mohammed, Éthiopien de 17 ans, enrôlé de force à 15 ans, se souvient d'une terrible bataille de la guerre contre l'Érythrée en 1999. ''Ils ont mis tous ceux de 15 et 16 ans sur le front, pendant que l'armée se repliait. J'étais avec 40 autres enfants. Je me suis battu pendant 24 heures. Quand j'ai vu qu'il n'y avait plus que trois de mes amis de vivants, je me suis enfui vers l'arrière.''

Les enfants-soldats sont fréquemment drogués pour devenir insensibles à la peur et à la violence: un ancien rebelle de Sierra Leone, âgé de 14 ans, explique que ceux qui refusaient la drogue étaient abattus.

Même les pays en paix et les pays développés sont frappés par le fléau. En Suède, en Turquie, des enfants d'origine kurde sont recrutés pour aller combattre pour l'indépendance. En tout, ce sont 87 États, dont la liste inclut des pays comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui enrôlent des enfants dans les armées régulières, forces paramilitaires, milices civiles ou organisations militaristes -comme les ''Young Marines'' américains- même s'ils ne combattent pas forcément.

En mai 2000, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté un protocole additionnel à la Convention sur les droits de l'enfant, appelant les gouvernements à empêcher la participation aux conflits armés de tout soldat de moins de 18 ans, à interdire leur enrôlement obligatoire et à limiter et protéger l'engagement volontaire. A ce jour, selon l'ONU, 79 pays ont signé le traité et seuls six l'ont ratifié (!). »

 

Portemont, le 5 septembre 2006.

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