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L’armée n’a jamais
été autant à l’ordre du jour…
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Nos politiciens des deux sexes ont pour elle les yeux de Chimène…
Mais l’armée travaille et n’a pas attendu les
effets de menton ou de jupe !
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Enfants de France faisant connaissance avec leur
armée, le 25 septembre 2005, Esplanade des Invalides à
Paris.
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Depuis un an, le programme « Défense deuxième
chance » est opérationnel.
Son ambition est grande : favoriser l’insertion professionnelle
de 60 000 jeunes de 18 à 21 ans. Jeunes en grande difficulté
scolaire, familiale ou sociale, cela s’entend.
Le début ne se fait pas tambour battant : il n’y
a, à ce jour que 500 places réparties dans quatre internats.
Et il s’agit d’un volontariat. Les jeunes, recrutés
lors de la fameuse « Journée d’appel », s’engagent
pour une durée de 6 mois à deux ans.
Et pour la bonne marche de ce programme, de nombreux anciens
officiers se font éducateurs ou « chef de section ».
Et ça marche !
« En arrivant, beaucoup de jeunes font
les fortes têtes, mais ici, le caïd, c’est moi ! »
Propos de Pascal Gouault, « ex-officier devenu « chef
de section » au centre de Montlhéry…
Et le contrôleur général des armées
Olivier Rochereau de rajouter : « Beaucoup
de parents nous appellent, surpris de voir leurs enfants de retour le
week-end les aider à faire la vaisselle. »
Tout a un prix : 24 000 euros par élève et
par an. Mais ce n’est pas que pour apprendre à aider à
faire la vaisselle… Aussi Patrick Sécretin, directeur du
centre de Montlhéry, s’insurge-t-il :
« Mais si l’on relâche les
jeunes dans les cités, cela va nous coûter beaucoup plus
cher. Il faut arrêter de chipoter sur les questions d’argent.
»
L’objectif pour 2007 est à la hauteur des enjeux
: « Créer 50 internats dans toutes
la France, capables d’accueillir 20000 jeunes par an. »
(Lecture de l’article « L’armée mobilisée
» dans L’Express du 22.06.06, sous la plume de Elisha karmitz.)
Nous payons le prix fort. C’est le prix de toutes
ces décennies d’errements idéologiques…
Notre « frère d’armes » Perceval,
répondant à Michel Waintrop dans La Croix du 2 juin 2006,
pouvait préciser :
« Autrefois, le service militaire était
un excellent outil d’observation des difficultés de la jeunesse
française, scolaires, familiales ou encore de santé. Et
bien entendu de comportement. Pendant un temps, il a pu également
être un outil d’insertion, même si, vers la fin, la
chose était moins certaine… Le concept d’ « armée
citoyenne » est, selon moi, essentiel. Elle est pratiquement la
seule institution qui s’adresse aux jeunes des quartiers sensibles
comme à des Français à part entière. Et donc
leur évite un sentiment d’exclusion… « réserviste
local à la jeunesse et à la citoyenneté »,
dans les quartiers difficiles des Yvelines, je me sers des moyens extraordinaires
de l’armée, de ses possibilités de formation, de son
réseau de placement. C’est pour la défense une solution
à ses problèmes de recrutement. Pour des jeunes qui se trouvaient
au bord de la délinquance, mais qui pour autant n’étaient
pas des têtes brûlées, cela a été le
seul moyen de les sortir de leur environnement. En même temps, l’armée
leur a apporté un encadrement, des règles de vie. Même
le fait de saluer le drapeau leur offre une appartenance citoyenne, un
autre regard sur leurs rapports avec la nation…. à condition
qu’il ne s’agisse que de s’occuper des primo-délinquants,
pas des récidivistes.
La relation entre les jeunes et l’armée doit se réaliser
sur la base du volontariat…
Mais il s’agit d’un donnant-donnant. On dit aux jeunes : on
va vous sortir des difficultés, on va vous offrir de véritables
formations, mais en échange, vous obéissez aux règles
du jeu. Ce sont les jeunes qui choisissent. La contrainte n’aura
pas d’effet. »
Il n’y a pas à dire, l’armée a
un bel avenir devant elle… !
Léon Areva, le 30 juin 2006
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