vendredi 21 novembre 2008

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

 

L’armée n’a jamais été autant à l’ordre du jour…

Nos politiciens des deux sexes ont pour elle les yeux de Chimène…
Mais l’armée travaille et n’a pas attendu les effets de menton ou de jupe !

Enfants de France faisant connaissance avec leur armée, le 25 septembre 2005, Esplanade des Invalides à Paris.

Depuis un an, le programme « Défense deuxième chance » est opérationnel.
Son ambition est grande : favoriser l’insertion professionnelle de 60 000 jeunes de 18 à 21 ans. Jeunes en grande difficulté scolaire, familiale ou sociale, cela s’entend.

Le début ne se fait pas tambour battant : il n’y a, à ce jour que 500 places réparties dans quatre internats. Et il s’agit d’un volontariat. Les jeunes, recrutés lors de la fameuse « Journée d’appel », s’engagent pour une durée de 6 mois à deux ans.

Et pour la bonne marche de ce programme, de nombreux anciens officiers se font éducateurs ou « chef de section ». Et ça marche !
« En arrivant, beaucoup de jeunes font les fortes têtes, mais ici, le caïd, c’est moi ! » Propos de Pascal Gouault, « ex-officier devenu « chef de section » au centre de Montlhéry…

Et le contrôleur général des armées Olivier Rochereau de rajouter : « Beaucoup de parents nous appellent, surpris de voir leurs enfants de retour le week-end les aider à faire la vaisselle. »

Tout a un prix : 24 000 euros par élève et par an. Mais ce n’est pas que pour apprendre à aider à faire la vaisselle… Aussi Patrick Sécretin, directeur du centre de Montlhéry, s’insurge-t-il :
« Mais si l’on relâche les jeunes dans les cités, cela va nous coûter beaucoup plus cher. Il faut arrêter de chipoter sur les questions d’argent. »

L’objectif pour 2007 est à la hauteur des enjeux : « Créer 50 internats dans toutes la France, capables d’accueillir 20000 jeunes par an. » (Lecture de l’article « L’armée mobilisée » dans L’Express du 22.06.06, sous la plume de Elisha karmitz.)

Nous payons le prix fort. C’est le prix de toutes ces décennies d’errements idéologiques…

Notre « frère d’armes » Perceval, répondant à Michel Waintrop dans La Croix du 2 juin 2006, pouvait préciser :
« Autrefois, le service militaire était un excellent outil d’observation des difficultés de la jeunesse française, scolaires, familiales ou encore de santé. Et bien entendu de comportement. Pendant un temps, il a pu également être un outil d’insertion, même si, vers la fin, la chose était moins certaine… Le concept d’ « armée citoyenne » est, selon moi, essentiel. Elle est pratiquement la seule institution qui s’adresse aux jeunes des quartiers sensibles comme à des Français à part entière. Et donc leur évite un sentiment d’exclusion… « réserviste local à la jeunesse et à la citoyenneté », dans les quartiers difficiles des Yvelines, je me sers des moyens extraordinaires de l’armée, de ses possibilités de formation, de son réseau de placement. C’est pour la défense une solution à ses problèmes de recrutement. Pour des jeunes qui se trouvaient au bord de la délinquance, mais qui pour autant n’étaient pas des têtes brûlées, cela a été le seul moyen de les sortir de leur environnement. En même temps, l’armée leur a apporté un encadrement, des règles de vie. Même le fait de saluer le drapeau leur offre une appartenance citoyenne, un autre regard sur leurs rapports avec la nation…. à condition qu’il ne s’agisse que de s’occuper des primo-délinquants, pas des récidivistes.
La relation entre les jeunes et l’armée doit se réaliser sur la base du volontariat…
Mais il s’agit d’un donnant-donnant. On dit aux jeunes : on va vous sortir des difficultés, on va vous offrir de véritables formations, mais en échange, vous obéissez aux règles du jeu. Ce sont les jeunes qui choisissent. La contrainte n’aura pas d’effet. »

Il n’y a pas à dire, l’armée a un bel avenir devant elle… !

Léon Areva, le 30 juin 2006

Transmettre à un ami
Imprimer
Réagir

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.