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Ce
n'est pas gagné…
Il y a souvent de la pertinence dans
les critiques formulées sur notre société ou à
l'égard de la classe politique qui fait semblant de nous gouverner,
dans l'hebdomadaire " Marianne". Le titre nous fait sourire...
Nous nous sommes habitués aux poussées de fièvre
de Monsieur Jean-François Khan, vitupérant les "cathos
intégristes" et tous les "vieux réac roycos"
de notre douce France. Il n' a pas toujours tort de s'élever contre
une vieille droite mortifère et collabo, qui se délecte
de nos échecs ou de nos insuccès (ceux de la France...),
traquant à la loupe l'éternel complot "judéo-maçonnique",
"le métèque", le "bolchévique"
et j'en passe...
C'est acquis, que entre Monsieur Jean-François Khan et nous, beaucoup
nous sépare...
Nous ne poserions pas un postulat tel que:
Monsieur Jean-François Khan n'aime pas la France !
Nous ne le supporterions pas pour nous même, et tout comme lui,
avec la sensibilité qui est la nôtre, nous aimons nous aussi
la France. D'amour et de passion et non sans raison !
Aussi quand mon regard s'est posé sur le "Marianne" 353,
du 26 janvier au 1er février 2004, avec son titre aguicheur : "Le
Retour du Pouvoir monarchique", je me suis inquiété.
J.F.Khan a-t-il "pété" le thermomètre ?
Point du tout. Jean-François Khan est depuis quelques temps fort
occupé par le pacte de Genève, c'est louable, et tente de
ne pas se prendre les pieds dans le tapis. Pardon, je voulais dire le
voile...
Après donc "Le Retour du Roi", sur les écrans,
nous avions droit au retour du pouvoir monarchique en couverture de "Marianne".
Le Roi... Le mot est plus beau. Passons. La monarchie, c'est un peu l'auberge
espagnole.( Sa Majesté Juan Carlos me pardonnera...)
C'est tellement l'auberge espagnole que dans "Marianne", c'est
un véritable souk-foutoir...
Nicolas Domenach assisté de Anna Bitton en sont les responsables.
Ils confondent les ors et tous les larbins de la République, et
la nature d'une vraie monarchie. Ils confondent tout autant le jeu de
: "Tu me tiens, je te tiens par les scandalettes..." et l'art
de gouverner. La veulerie des prébendiers de Monsieur Chirac, est
toute républicaine.
Le président est pieds et poings liés par ses courtisans
comme il le sont par lui. Affaire de légitimité...
Mais il faut remercier Nicolas Domenach et Anna Bitton, d'avoir tenté
ce "dossier". Il a le mérite de nous faire profiter d'entretiens
tout à fait intéressants.
Pour l'historien Michel Winock, la monarchie chiraquienne est vulgaire.
Parlant des Français : "Ce n'est
pas un grand peuple de citoyens démocrates : on retrouve toujours
les petits propriétaires régicides qui veulent à
la fois le roi et la mort du roi. En paraphrasant le " 18 Brumaire"
de Marx, je dirais qu'ils sont tellement divisés qu'ils ont besoin
d'un arbitre. Le roi en est un." La remarque est fine...
Le problème est que la France est gouvernée par des acheteurs-pilleurs
de Biens Nationaux... qui bradent et bradent sans cesse !
Je serai moins bref sur les réflexions de Monsieur Maurice Leroy,
député UDF du Loir et Cher. Nous savons tous que Dame Nature
est injuste et ne nous gratifie pas tous de manière équitable,
en dons de toutes natures. Monsieur Leroy se raccroche au souvenir de
Monsieur Raymond Barre lors du passage au vote pour le quinquennat. Toujours
docte, Monsieur Barre confiant son pouvoir au député Leroy
lui a dit " Je suis sûr que, s'il
n'en reste qu'un, ce sera vous..."
Il s'agissait en votant contre le quinquennat de ne pas "aggraver
les défauts monarchiques de notre République."
Brave Monsieur Leroy prêt, alors, à faire "fort Chabrol"
pour défendre sa république. Pendant ce temps Monsieur Barre
devait, lui, faire "Chabrot"...
Et le député Leroy de se plaindre d'un parlement ligoté,
d'hommes politiques n'ayant pouvoir sur rien. La faute à Chirac
? Monsieur Leroy voudrait nous le faire croire. La ficelle est trop grosse.
Europe ! Europe ! Est-il sourd sans sonotone Monsieur Leroy ?
Passons, je voulais être bref. Le mot de la fin dans la bouche d'or
du conventionnel Leroy : "A bas
la monarchie ! Vive la démocratie"
Encore un qui a tout compris. Monsieur François Bayrou devrait
le surveiller !
Pas de débat sur la Monarchie, sans le Monsieur "Youp-la-boum"
des Rois et des Reines.
Vous devinez le "Fou du Roi"... Stéphane Bern. Rien à
dire ou tout à dire... Il y a bien des Manantes et des Manants
du Roi ! Monsieur Bern s'interroge sur Monsieur Chirac qui ne comprend
rien à la tradition française. C'est tout autre pour Bernadette
Chirac. Le "Fou du roi" a "un faible pour l'épouse
du monarque républicain". Monsieur Bern n'est pas un sot.
Il sait que, à minima, le roi incarne la nation. Pas Monsieur
Chirac, ni aucun président de la République...
Avec Arnaud Montebourg, député socialiste, locomotive du
clan des "sixièmistes" (et non pas de Sixte de Bourbon-Parme),
c'est une autre affaire. Du républicain pur sucre, attendant la
VIème République, celle qui sera la bonne, la vraie. Avec
lui, le dialogue sera difficile... Mais sait-on jamais ?
Connaissez-vous Jean-Louis Bourlanges ?
C'est la surprise. Monsieur Bourlanges est député européen
U.D.F
Il soulève d'entrée l'ambiguïté du terme monarchique
: "Louis XIV ou la reine d'Angleterre,
ce n'est pas la même chose"
"Avec le quinquennat, la fonction présidentielle
se banalise et se durcit à la fois : le président cesse
d'être le monarque républicain au-dessus des partis pour
devenir le maître sans partage...
C'est pourquoi je parlerai moins de dérive monarchique que de dérive
absolutiste ou, pour rester dans les catégories de Monstesquieu,
de dérive despotique."
Monsieur Bourlanges a des lettres. Tant mieux. Si le député
européen a du cœur, ce dont je ne doute pas, peut-être
pourrait-il aider Monsieur le député Leroy du même
parti...
Le député Bourlanges nous explique ensuite les petits malheurs
de son parti. C'est bien vrai que c'est la faute à Jospin ! Viré
de l'arène par Le Pen… Et hop ! Monsieur Chirac n'a plus
eu besoin de l'U.D.F pour régner...
Mais revenant à nos rois, Jean-Louis Bourlanges se fait grave :
" De Gaulle, c'était Louis XIV,
Giscard Louis XV, Mitterand Louis XI ou Catherine de Médicis. Chirac,
c'est Napoléon III tendance Badinguet. Personnellement, j'attends
Henri IV."
Nous sommes sauvés ou presque...
Voilà la surprise. D'abord Chirac n'est pas de la Famille... Ensuite
un député européen de la culture de Monsieur Bourlanges,
attend Henri IV !
Vite, lui faire savoir, ainsi qu'à tous ses petits camarades (sauf
peut-être à M. Leroy) et à tous les Français
que nous l'avons notre "Henri IV". Enfin ,nous l'espérons...
Et surtout prévenir avec ménagement Jean-François
Khan...
Etrange silence radio dans la presse royaliste, déclarée
ou implicite…
Portemont, samedi 14
février 2004,
en ce jour de la Saint-Valentin.
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