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Le
mot de Cambronne !
La légionnellose continue sa
moisson de personnes âgées dans le nord de la France. Depuis
la canicule nous avons appris l'expression "perte de chance"...
Rappelons les obligations des entreprises présentant des équipements
à risque :
Le responsable d'une installation classée
soumise à déclaration et possédant une tour réfrigérante
a une obligation de résultats.
Une obligation de résultats et non pas de moyens !
Précisons que l'exploitant est le premier responsable de ce qui
se passe sur son site.
Il mesure donc régulièrement les concentrations de colonies
de légionelles.
La désinfection des installations est obligatoire au-delà
de mille colonies par litre. L'arrêt des installations s'impose
au-delà de 100 000 colonies.
En octobre 2003, les dirigeants de Norexo ont détecté 700
000 colonies de légionelles par litre. Ils devaient mettre les
installations à l'arrêt. Ils se sont bien gardés de
le faire, se contentant de désinfecter et d'informer la Drire du
Nord-Pas-de-Calais, par courrier, sans signalement particulier.
Un retour à la normale était constaté en novembre
2003. Et trois semaines après les colonies de légionelles
proliféraient...Les installations étaient mises à
l'arrêt à la demande de la Drire.
Trop tard. Merci Norexo. Quid des sanctions ?
D'après les propos de Marie-Claude Dupuis, chef du service environnement
industriel du ministère de l'Environnement et du développement
durable, recueillis par Cécile Michaut pour Environnement Magazine
numéro 1624, janvier/février 2004.
Les Manants du Roi,
vendredi 13 février 2004,
en ce jour de la Sainte-Priscille.
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