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Un
beau patrimoine
Tout le monde connaît -au moins
de nom- l'Institut Pasteur... C'est probablement le centre de recherche
français le plus connu sur la planète.Il est vrai que l'Institut
a connu des années difficiles, affrontant les affaires du sang
contaminé et de l'hormone de croissance.
La vieille et noble Maison s'est battue. Loin d'être une institution
ronronnante, sous la direction de son directeur général,
Philippe Kourilsky, en poste depuis janvier 2000, l'Institut s'est réformé
sans tambour ni trompette.
Une quinzaine de sociétés "start-up" ont été
créées. La Compagnie Financière de Rothschild a participé
à la création d'un premier fonds de capital-risque, et un
deuxième est en passe d'être opérationnel. Le conseil
extérieur d'orientation scientifique et stratégique s'est
adjoint les compétences de chercheurs de grand renom tels Harold
Vermus, prix Nobel, ou Anthony Fauci, directeur de l'institut américain
(NIAID), spécialisé dans les maladies infectieuses. L'Institut
Pasteur a mis en oeuvres tous les moyens nécessaires afin de dynamiser
les équipes de chercheurs. La politique des salaires a été
corrigée à la hausse afin de proposer des rémunérations
attractives...
Oui, l'Institut Pasteur n'a pas démérité ! Les résultats
ne se sont pas trop fait attendre. L'Institut a donc signé un accord
d'implantation de centre de recherches, orienté sur l'étude
des maladies infectieuses, avec la Corée, qui financera la totalité
d'un investissement de l'ordre de 100 millions de dollars, échelonnés
sur 10 ans.
La Chine vient d'emboîter le pas en signant un accord avec la Chine,
portant également sur la création d'un centre spécialisé
dans la recherche et l'enseignement des maladies infectieuses.
Le développement d’épidémies telles que le
SRAS, la grippe aviaire ou la légionellose, place cette grande
maison en première ligne. C'est tout à son honneur et à
l'honneur de la France.
A ce jour, il manque 7 millions d'euros pour finaliser le budget 2004
de L'Institut.
L'Etat, traditionnellement, participait pour un tiers dans le budget de
l'Institut. Depuis quelques années, les ressources propres de "Pasteur"
n'ont eu de cesse de croître, par le biais de contrats de recherches
avec le secteur industriel et les produits du mécénat.
L'Etat en a profité pour diminuer sa participation de 2%.
Pour vous consoler, lisez le dernier ouvrage d'Aimé Richardt :
"Les savants du roi Soleil" aux éditions F.X. de Guilbert.
Autre temps autre regard...
Portemont, samedi 31
janvier 2004,
en ce jour de la Saint-Jean Bosco.
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