lundi 21 mai 2012

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

 

Le titre ne saurait être plus explicite…

 

« La société assiégée ». Ainsi est titré le dernier ouvrage de Zygmunt Bauman…
La réflexion d’un des sociologues majeurs de notre « modernité » est incontournable.

L’inventaire des maux et des destructions que nous subissons par la marche forcée de la mondialisation ne vous mettra pas du baume sur le cœur. Il faut s’astreindre à la lecture de cet ouvrage. Zygmunt Bauman autopsie nos sociétés et sa plume se fait scalpel.

Les harmonies anciennes, souvent fragiles, volent en éclats. Les mutations qui nous entraînent vers un futur inquiétant seraient irréversibles.
La globalisation opère une transformation radicale de notre représentation du monde. Nous n’appartenons plus à des entités cohérentes. Nous n’avons plus d’identité et nous ne sommes plus en sécurité…
Nos territoires sont devenus virtuels et l’Etat nation n’est plus qu’un vieux souvenir.

Nous entrons dans l’ère de la globalisation et de l’extraterritorialité.
Il n’y a plus de distance. Nous sommes nus.

Pour l’auteur nous sommes passés d’une ère « solide » dans une « ère » liquide. Nos sociétés se sont liquéfiées.

Nous ne nous levons plus pour la quête du bonheur, mais tout simplement pour assurer et si possible améliorer notre ordinaire : « Alors que l’ambition de la modernité solide était de remodeler l’éphémère en durable, le chaos en ordre, l’art de vivre dans une modernité liquide consiste surtout à nager en sûreté dans des raz-de-marée que l’on ne peut maîtriser. »

Et le « réseau » devient le nerf de l’existence. Se connecter ou se déconnecter… Voila la question ! Le « réseau » n’établit pas des liens sociaux durables ; il permet à chaque individu de tenter sa chance…

Toutes les actions locales seront vouées à l’échec. La solution ? Inventer une solidarité globale. Pour l’auteur c’est le passage obligé pour que nous puissions tous survivre…

Alors si nous ne voulons pas broyer du noir, il va nous falloir être inventif, pour sauver ce à quoi nous tenons !

Il est impératif que tous nos jeunes amis et les moins jeunes aussi, lisent ce livre. Et sans tarder…

Les plus hardis n’hésiteront pas de se ruer également sur « Le coût humain de la mondialisation » chez Hachette, collection Pluriel poche, Paris, Février 2000, et pour avoir un avant goût des analyses de Bauman nous vous invitons à vous rendre sur le site : http://1libertaire.free.fr/bauman06.html

De Zygmunt Bauman : « La société assiégée »
Aux éditions Le Rouergue-Chambon. Pour 25 euros, 347 pages d’un roman noir qui n’est pas un roman…

Portemont, le 9 mars 2006

Transmettre à un ami
Imprimer

Réagir

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.