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La Presse est pétrie de bonnes intentions…

Et nous chante le doux refrain de la nation !

Nous vous l’avons déjà dit : Nous devons remercier Monsieur Sarkozy.
Certes il est aisé de clamer qu’un homme d’Etat doit maîtriser son langage et ce d’autant plus quand il vise la plus haute marche… mais parfois un homme d’Etat doit mettre les mains dans le cambouis. Et depuis les propos que vous connaissez, portés par un bien triste arc électrique, tous les politiciens, gouvernants, et hommes de médias plongent la tête sous le capot et mettent les mains dans le cambouis. Et que découvrent-ils ? la France, une nation !
Et c’est à qui mieux mieux de rivaliser en se gargarisant des anciens mots tabous…

Prenez l’éditorial de Claude Imbert dans « Le Point » numéro1730 du jeudi 10 novembre 2005.

Claude Imbert attaque tout de go :
…« Car ce drame révèle comme jamais le vice, qui, depuis des décennies, ruine notre vie publique : celui d’enfouir toutes les vérités qui fâchent sous l’angélisme ou la jérémiade, celui de préférer le prêche à l’action. Celui en somme, d’une longue incurie. »

Reconnaissons que depuis déjà de longs mois, l’éditorialiste de l’hebdomadaire avançait à grands pas. Mais là, c’est la charge de Reichshoffen !
« Car enfin, le déferlement, depuis trente ans, d’une immigration incontrôlée si étrangères à nos mœurs et à nos lois avait d’avance compromis le lent travail de biologie sociale que requiert une émigration heureuse, et d’ailleurs nécessaire. Le flux – celui surtout d’Afrique noire – sans cesse grossi par le regroupement familial – voire polygame -, loin d’irriguer calmement la nation, aura constitué ces poches stagnantes où grouillent de mauvaises fièvres. Leur avenir était écrit d’avance. Mais… l’avenir arrive trop tard ! »

Aujourd’hui, il est de bon ton de parler de « déferlement », d’une « émigration incontrôlée si étrangères à nos mœurs… » Ah ! Nous avions donc des mœurs !
Et de pointer du doigt « le regroupement familial », et de ne plus avoir peur du mot « polygame »… et du thermomètre que l’on cassait naïvement pour faire tomber la fièvre…
Claude Imbert peut citer « ces poches stagnantes où grouillent de mauvaises fièvres » sans craindre d’être diabolisé…
Tout, dans l’éditorial de Claude Imbert, est de la même graine ou de la même veine.
Il n’hésite pas, à chaque coin de ligne, à dresser le tableau tel qu’il est et de désigner les causes. Et certains mots pèsent :
« Encore faudrait-il que la nation intégrante ne donne pas le spectacle de ses propres désintégrations. Encore faudrait-il qu’un pacte national rassemble, contre ce brasier, pouvoir et opposition pour l’intérêt commun de la nation. »
« Le dommage national est considérable. On savait la nation exténuée. Le monde la voit titubante »

Nous ne ferons pas un procès d’intention à Monsieur Claude Imbert. Son éditorial est de qualité, ainsi que le dossier : « Banlieues ce que l’on n’ose pas dire »
Une hirondelle ne fait pas le printemps, nous le savons tous, mais des hirondelles commencent à voleter dans le ciel de la France des médias.
Dans « le nouvel Observateur » numéro 2140 du même jeudi 10 novembre, les journalistes de l’hebdomadaire ne sont pas avares de témoignages. Dans le ton propre au « nouvel Obs », veillant toujours à faire pleurer dans les chaumières… Ah ! Le bon temps de la guerre d’Algérie ! Passons… N’empêche que Laurent Joffrin, en page 65, n’épargne pas le responsable : « L’essentiel, c’est le tragique échec de la République dans les banlieues, dont personne, à droite ou à gauche, ne peut se laver les mains. »

Mais saluons Jacques Julliard et sa chronique titrée, pour la circonstance :
« Les banlieues de nos âmes »
« Il existe pourtant quelques domaines, comme l’immigration, l’enseignement, la recherche, qui devraient être arrachés à la démagogie électorale et constituer le socle du pacte républicain. »
Encore un effort Monsieur Julliard ! Dans notre régime, ce socle ne peut pas être bâti.
La démagogie électorale est consubstantielle à la république…
Mais buvons du petit-lait :
« Que peut faire le professeur pour inculquer aux enfants et aux adolescents des valeurs de solidarité, des respects des autres quand, jour après jour, la télévision, à travers ses émissions, distille le contraire : le primat absolu de l’argent, la débrouillardise individuelle, la violence, le mépris des femmes ? »

De nombreux points évoqués par Jacques Julliard sont de la même veine et, comme nous l’a si bien écrite notre amie Anne Lys : nous pourrions tous les signer des deux mains !
Ce numéro n’est pas à négliger.
« L’Express » n’est pas en reste dans son numéro 2836 de ce fameux jeudi 10 novembre…

Imaginez Denis Jeambar faisant acte de repentance…
« Nous savions. Et nous avons laissé faire. Nous savions tous. Sans exception. Nous savions que nous fabriquions, depuis trente ans au moins, une bombe nucléaire sociale. Faillite de la politique de l’immigration, faillite de notre système scolaire, faillite économique et, pour finir, cette guerre civile qui s’installe dans les cités et les banlieues… »
« Ainsi entrons-nous dans une période de troubles inédite où la tension nationale se nourrit d’un sentiment endogène et exogène d’injustice sociale qui fait exploser les cadres classiques. »

N’est-ce pas merveilleux ?
« Nous savions tous »
Mais qu’est-ce qui a bien pu alors museler, pendant trente ans, la presse écrite ?
Pendant trente ans, toute cette presse a chassé le « Le Pen », « l’hydre fasciste ».

Quel va être le prochain gibier ? Car nous ne pouvons pas en douter. Il est impossible à toute cette presse, qui a tissé la chape de plomb de la pensée unique, d’aller jusqu’au bout de ses réflexions. Elle ne peut pas dresser le véritable constat. La République est, depuis bien longtemps, mère de la guerre civile.

Il est urgent d’apprendre à tous les Français et tout particulièrement aux plus petits, ce qu’est la Nation Française. Tous les lecteurs et « amis » de Pierre Boutang savent à quoi je fais allusion.

C’est urgent. Sinon, une fois encore, la nation sera défigurée et caricaturée au profit d’aventuriers embrumés dans des nostalgies nauséabondes.
Seul le Roi peut fédérer toutes les composantes nationales. Le Roi, qui nous revient de droit et qui nous est donné par notre histoire. Il est au cœur de la Maison de France.

Portemont, le 21 novembre 2005.

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