vendredi 21 novembre 2008

Nous contacter


Effectuer
une recherche
sur le site :


Pour recevoir
la Lettre
des Manants du Roi, j'inscris mon
adresse courriel :

 

 

Les autruches creusent leurs trous et crient « Au feu ! Sauvons la République ! »…

Nous avons fait silence tous ces jours derniers. Dans la tristesse et afin de ne pas nous répéter.

source : http://quinquasexa.canalblog.com

La France est aujourd’hui tel un pélican qui se ferait dévorer par ses petits.
Modestement, nous reprenons la parole et notre souci premier est de vous rafraîchir la mémoire, de nous rafraîchir la mémoire afin de ne pas hurler avec les loups au pelage mité.

Reprenons une note de la Direction centrale des renseignements généraux, rédigée par la section « villes et banlieues » en 1997 :
« …les émeutes sont beaucoup moins motivées par une juste révolte contre la violence institutionnelle… que par un ancrage dans les activités délictueuses… Plus le phénomène de drogue prend des proportions inquiétantes, plus les « jeunes » durcissent leurs attitudes à l’encontre de l’institution policière, organisme menaçant qu’il faut tenir éloigné du territoire pour des raisons mercantiles. »

Les banlieues sont le théâtre d’une part importante du chiffre d’affaires de l’économie souterraine de notre pays, laquelle représente près de 14% de notre produit intérieur brut…

Les mafieux règnent en maître dans les banlieues. Doit-on rappeler que les populations qui y vivent sont confrontées à des situations que personne ne souhaiterait aux siens ?

Le crime ne justifie pas le crime, mais nous ne pouvons pas, nous ne devons pas faire l’impasse de l’analyse des réalités.
Cette économie souterraine améliore sensiblement l’ordinaire des populations qui vivent dans ces lieux où nous ne vivons pas. Ces banlieues sont un immense marché de revente de produits volés – téléviseurs, vêtements, voitures…- et la caverne d’Ali-Baba pour les drogues…

Il est important de remarquer que les cités ou les quartiers les plus durement frappés par la misère économique et morale, dans le Rhône ou les Yvelines, ont été « épargnés » à ce jour par les émeutes. La raison est simple : « Ils ont été sanctuarisés » par les mafieux.

Ces quartiers sont désertés, et toutes les banlieues sont en passe de l’être, par les institutions étatiques. Les nouveaux « émirs » ont réussi à les repousser au loin. Et dans ces zones de non-droit se développe une inversion des valeurs. Il est normal d’acheter des biens volés ou de la drogue. Il est fréquent de constater dans de nombreux quartiers que près de 50% de la population en âge de travailler est au chômage. La majorité des jeunes de 25 ans ou moins n’a jamais occupé un emploi.
Au risque de choquer, il est important de rappeler que des sociologues et non des moindres voient dans cette économie souterraine le dernier rempart contre le chaos.

Et vous allez me crier : « Et les barbus ? »
Ils apprennent à lire aux plus petits et à certains grands. Le Coran, en langue arabe, comme il se doit… Ils ont développé des réseaux de solidarité et veillent à tirer les plus volontaires de la misère morale. A leur profit, c’est-à-dire au profit de la cause qu’il défende et qui n’est pas la nôtre.
Il est de bon ton de tirer à boulets rouges sur le Ministre de l’intérieur. Il a joué avec le feu, par trop pressé dans sa course pour le pouvoir suprême… mais il parlait d’or quand il écrivait dans le quotidien « Le Monde » des 6 et 7 novembre que si la police n’assurait pas l’ordre de la République « Quel ordre lui succéderait ? Celui des mafias ou celui des intégristes. »
Quand le feu est dans la maison, mais nous devrions dire le magasin, c’est fou par quels éclairs de lucidité sont frappés nos politiciens. Ces éclairs ne se transforment hélas jamais en lumière… Pourquoi ? Parce qu’ils se raccrochent toujours à une mythique république…

Parce que pour eux la France n’est pas ou n’est plus une Maison. C’est un magasin, une boutique, un supermarché à l’intérieur desquels on manipule les électeurs.

Tout ce qui nous a conduit à la situation à laquelle nous sommes confrontés est connu depuis fort longtemps. Tout ou presque.
Toujours souhaitant vous rafraîchir, nous rafraîchir, la mémoire, écoutons ensemble la voix d’ « Une France pour tous » :
Elle disait alors qu’il fallait : « lancer immédiatement un plan national de reconquête de ces zones, en dressant une carte prioritaire des points chauds et en décidant d’y mettre en application des mesures dérogatoires au droit ordinaire. »

Jacques Chirac. 1995…
C’est à croire que tous ces incendies ne sont que les feux de joie d’un bel anniversaire pour la Saint-Jacques d’un nouveau calendrier…
Ces litanies de bonnes intentions, nous les avons entendu à chaque élection, lors de chaque crise dans la bouche de tous les politiciens. Nous insistons : dans la bouche de tous les politiciens. De gauche à droite.
Ce sont ses litanies qui ont renforcé les discriminations et tous les communautarismes les plus absurdes, vidant la France de son essence en refusant les réalités.

La soif de pouvoir rend sourd et aveugle.

Faisons toujours appel à notre mémoire. Souvenons-nous de la fête du 5 mai 2002 au soir.
La République était belle sur la place du même nom, à Paris. Elle venait d’être sauvé de l’hydre fasciste, raciste, réactionnaire, borgne et j’en passe. Les drapeaux algériens étaient mouillés non pas par les larmes de la France qui venait d’être sauvée, mais par la pluie qui tombait ce soir. La rumeur nous faisait savoir que Bernadette était choquée. Et à l’allocution présidentielle ne succéda pas une émouvante « Marseillaise ».

Les « Hussards noirs de la République » devaient se retourner dans leurs tombes.
La République n’a pas donné naissance à un Homme nouveau. Il importe que nous nous réveillions. Et ultime appel à votre mémoire, à notre mémoire, il est urgent de nous souvenir d’où vient la république affublée du numéro 5 : Des massacres de 1793…

Nous remercions toute la presse de France qui a relaté et relate encore au jour le jour les incendies qui s’allument ou qui couvent et qui ne s’éteindront pas de sitôt…

Et un grand merci à tous nos correspondants connus ou anonymes !

Portemont, le 8 novembre 2005.

Transmettre à un ami
Imprimer

Réagir

 
© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.