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Les autruches creusent leurs trous et
crient « Au feu ! Sauvons la République ! »…
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Nous avons fait silence tous ces jours derniers. Dans la tristesse
et afin de ne pas nous répéter.
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| source : http://quinquasexa.canalblog.com |
La France est aujourd’hui tel
un pélican qui se ferait dévorer par ses petits.
Modestement, nous reprenons la parole et notre souci premier est de vous
rafraîchir la mémoire, de nous rafraîchir la mémoire
afin de ne pas hurler avec les loups au pelage mité.
Reprenons une note de la Direction centrale
des renseignements généraux, rédigée par la
section « villes et banlieues » en 1997 :
« …les émeutes sont beaucoup
moins motivées par une juste révolte contre la violence
institutionnelle… que par un ancrage dans les activités délictueuses…
Plus le phénomène de drogue prend des proportions inquiétantes,
plus les « jeunes » durcissent leurs attitudes à
l’encontre de l’institution policière, organisme menaçant
qu’il faut tenir éloigné du territoire pour des raisons
mercantiles. »
Les banlieues sont le théâtre
d’une part importante du chiffre d’affaires de l’économie
souterraine de notre pays, laquelle représente près de 14%
de notre produit intérieur brut…
Les mafieux règnent en maître
dans les banlieues. Doit-on rappeler que les populations qui y vivent
sont confrontées à des situations que personne ne souhaiterait
aux siens ?
Le crime ne justifie pas le crime, mais
nous ne pouvons pas, nous ne devons pas faire l’impasse de l’analyse
des réalités.
Cette économie souterraine améliore sensiblement l’ordinaire
des populations qui vivent dans ces lieux où nous ne vivons pas.
Ces banlieues sont un immense marché de revente de produits volés
– téléviseurs, vêtements, voitures…- et
la caverne d’Ali-Baba pour les drogues…
Il est important de remarquer que les
cités ou les quartiers les plus durement frappés par la
misère économique et morale, dans le Rhône ou les
Yvelines, ont été « épargnés »
à ce jour par les émeutes. La raison est simple : «
Ils ont été sanctuarisés » par les mafieux.
Ces quartiers sont désertés,
et toutes les banlieues sont en passe de l’être, par les institutions
étatiques. Les nouveaux « émirs » ont réussi
à les repousser au loin. Et dans ces zones de non-droit se développe
une inversion des valeurs. Il est normal d’acheter des biens volés
ou de la drogue. Il est fréquent de constater dans de nombreux
quartiers que près de 50% de la population en âge de travailler
est au chômage. La majorité des jeunes de 25 ans ou moins
n’a jamais occupé un emploi.
Au risque de choquer, il est important de rappeler que des sociologues
et non des moindres voient dans cette économie souterraine le dernier
rempart contre le chaos.
Et vous allez me crier : « Et
les barbus ? »
Ils apprennent à lire aux plus petits et à certains grands.
Le Coran, en langue arabe, comme il se doit… Ils ont développé
des réseaux de solidarité et veillent à tirer les
plus volontaires de la misère morale. A leur profit, c’est-à-dire
au profit de la cause qu’il défende et qui n’est pas
la nôtre.
Il est de bon ton de tirer à boulets rouges sur le Ministre de
l’intérieur. Il a joué avec le feu, par trop pressé
dans sa course pour le pouvoir suprême… mais il parlait d’or
quand il écrivait dans le quotidien « Le Monde » des
6 et 7 novembre que si la police n’assurait pas l’ordre de
la République « Quel ordre lui
succéderait ? Celui des mafias ou celui des intégristes.
»
Quand le feu est dans la maison, mais nous devrions dire le magasin, c’est
fou par quels éclairs de lucidité sont frappés nos
politiciens. Ces éclairs ne se transforment hélas jamais
en lumière… Pourquoi ? Parce qu’ils se raccrochent
toujours à une mythique république…
Parce que pour eux la France n’est
pas ou n’est plus une Maison. C’est un magasin, une boutique,
un supermarché à l’intérieur desquels on manipule
les électeurs.
Tout ce qui nous a conduit à
la situation à laquelle nous sommes confrontés est connu
depuis fort longtemps. Tout ou presque.
Toujours souhaitant vous rafraîchir, nous rafraîchir, la mémoire,
écoutons ensemble la voix d’ « Une France pour tous
» :
Elle disait alors qu’il fallait : «
lancer immédiatement un plan national de reconquête de ces
zones, en dressant une carte prioritaire des points chauds et en décidant
d’y mettre en application des mesures dérogatoires au droit
ordinaire. »
Jacques Chirac. 1995…
C’est à croire que tous ces incendies ne sont que les feux
de joie d’un bel anniversaire pour la Saint-Jacques d’un nouveau
calendrier…
Ces litanies de bonnes intentions, nous les avons entendu à chaque
élection, lors de chaque crise dans la bouche de tous les politiciens.
Nous insistons : dans la bouche de tous les politiciens. De gauche à
droite.
Ce sont ses litanies qui ont renforcé les discriminations et tous
les communautarismes les plus absurdes, vidant la France de son essence
en refusant les réalités.
La soif de pouvoir rend sourd et aveugle.
Faisons toujours appel à notre
mémoire. Souvenons-nous de la fête du 5 mai 2002 au soir.
La République était belle sur la place du même nom,
à Paris. Elle venait d’être sauvé de l’hydre
fasciste, raciste, réactionnaire, borgne et j’en passe. Les
drapeaux algériens étaient mouillés non pas par les
larmes de la France qui venait d’être sauvée, mais
par la pluie qui tombait ce soir. La rumeur nous faisait savoir que Bernadette
était choquée. Et à l’allocution présidentielle
ne succéda pas une émouvante « Marseillaise ».
Les « Hussards noirs de la République
» devaient se retourner dans leurs tombes.
La République n’a pas donné naissance à un
Homme nouveau. Il importe que nous nous réveillions. Et ultime
appel à votre mémoire, à notre mémoire, il
est urgent de nous souvenir d’où vient la république
affublée du numéro 5 : Des massacres de 1793…
Nous remercions toute la presse de France
qui a relaté et relate encore au jour le jour les incendies qui
s’allument ou qui couvent et qui ne s’éteindront pas
de sitôt…
Et un grand merci à tous nos
correspondants connus ou anonymes !
Portemont, le 8 novembre 2005.
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