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Scènes de cannibalisme au quotidien…et
au futur !
Alors que la France du pays réel
regarde, hébétée, la France qui brûle, nos
grands cannibales s’en donne à cœur joie !
Nous ne prétendons pas écrire un scénario -fiction
tant les réalités demandent réflexion…
Nous n’avons pas aperçu
l’ombre de la silhouette furtive cachant sous son imperméable
un affriolant « ticheurt » - made in china –
imprimé d’un « Vive Villepin » et de
son image sortant des eaux tel un sauveur de tsunami… L’ombre
de la silhouette a semblé, à certains, craquer une allumette…
D’autres auraient aperçu
la Main Invisible du Big Brother pas content de la privatisation d’EDF.
Tous les scénarii sont possibles. Mais ne cherchons pas midi à
quatorze heures !
Tout se déroule devant nos yeux
depuis des lustres et tout arrive jusqu’à nos oreilles.
« Karchériser » à bien été
dit. « Racaille » est bien sortie de la bouche de
qui vous savez.
Il a été aussi dit : «
Nicolas Sarkozy a pris les mesures nécessaires, et je sais que
je peux compter sur lui. » C’est du Villepin.
Alors que les soldats du feu se faisaient
caillasser tout comme les membres des compagnies républicaines
de sécurité et que des « barbus en djellaba »
appelaient au calme, il a bien été entendu s’élever
des immeubles de nos belles banlieues : « Allah akbar! »
Certains ont même vu et entendu
un ange gouvernemental répondant au nom d’Azouz Begag prêcher :
« Il ne faut pas dire aux jeunes
qu’ils sont de la racaille… Il ne faut pas se laisser déborder
par une sémantique guerrière. » C’est
bien connu : Quand c’est la guerre, faut pacifier… Et
le même de préciser, au cas où nous ne saurerions
pas compter : « Nicolas Sarkozy
n’est qu’un ministre sur 31. »
Azouz Begag est au moins toujours aussi
souriant que Jack Lang. Il a un mérite de plus que Jack : Il a
le teint naturellement bronzé. Celui que l’on nommait en
1995 le « Gone du Chabaa » dans la banlieue lyonnaise
a fait du chemin. Aujourd’hui le gone est ministre délégué
à la promotion de l’égalité des chances. Sa
mission ? Tirer des missiles de toute nature sur la cible Sarko. Ce n’est
pas le premier ministre issu de l’émigration. Mon compère
Léon, tout prés de moi me rafraîchit la mémoire
en gloussant : Ponia ! Il y a eu aussi la génération des
« Touches pas à mon pot ! ».
Alors que les banlieues brûlent, au sein du gouvernement et dans
les partis politiques qui le composent c’est le coup de feu permanent.
Vous savez tous pourquoi.
La priorité des priorités,
c’est de marquer des points pour le grand pugilat de 2007.
Il en est de même au sein du gouvernement
en exil qui s’est réfugié au Mans.
Comment n’êtes-vous pas au courant ? Le Mans n’est
plus pour quelques jours la patrie des Rillettes mais celle de la Chair
à pâté ! Le Parti socialiste y tient son Congrès.
Tous les candidats à la candidature s’embrassent sur la bouche
à qui mieux -mieux. Le baiser de Judas.
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La France peut brûler en paix.
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De tous côtés c’est
l’agitation. Il faut sauver son parti, sa candidature, sa candidature
à la candidature. Il faut pour les plus « petits »
tenir la corde et se parer comme à la bataille de Poitiers.
Tenez, pour le MPF de Monsieur de Villiers,
un des gagnants du référendum, et à ce titre nous
le saluons, il faut prendre de vitesse le FN de Jean-Marie. Le prendre
de vitesse et le déshabiller ! «
Tous à l’Assemblée nationale » enfin
presque, juste à côté, Place du président Herriot.
Pour quoi faire ? Pour la défense de l’unité de la
République ! Et pourquoi pas l’Armée avec nous ?
Autour de quel thème ? « la
France, tu l’aimes ou tu la quittes »
Nous aimons la France, vous savez combien nous l’aimons. Mais de
la à défendre ce qui la ronge et la détruit…
Il suffit de lire notre vieille amie
Charlotte qui n’en peut plus d’aiguiser sa plume :
« Chers amis, souverainistes,
gaullistes, ou à droite du gaullisme, les événements
de ces derniers jours réveillent chez beaucoup d'entre vous le
souvenir de la manifestation dite "de la Concorde" qui sonna
le retour de l'autorité du Gouvernement en Mai 1968. Souvenir pour
les aînés, évocation lyrique pour les plus jeunes.
Et les formules sonnantes foisonnent : que de Danton, que d'hymnes à
la "patrie en danger" !...
Sachons raison garder. Et sachons aussi retourner les arguments à
notre profit.
Je ne suis pas pour la politique du pire, et si cela va sans dire, cela
va mieux en le disant.
Mais je ne suis pas non plus disposé à jouer les harkis,
au profit d'une classe politique qui a momentanément besoin de
se donner des airs d'autorité et de retour à l'ordre.
La politique d'abandon, c'est la leur. Qu'ils en prennent plein la gueule,
cela ne peut que me réjouir.
Cette majorité UMP, cette "opposition" hollando-languiste,
venus nous rejouer la grande scène de l'intégration, du
« nous sommes tous Français » et autres « La
France qui accueille et qui donne toutes leurs chances à ses fils
d'où qu'ils viennent », ces politiques donc, n'ont cessé
depuis vingt ans et singulièrement dans la décennie 90 de
gommer la France, de la nier, de la rabaisser, de lui retirer tout moyen
d'être fière, intégratrice et exemplaire.
La banlieue multicolore l'a bien compris, prête à entendre
tout ce qu'on lui dit : la France c'est fini, on n'est pas ici en France,
on est en Europe. Et l'Europe c'est quoi ? on vous expliquera plus tard.
C'est que du bonheur, mais ça se passe à Bruxelles, il faut
attendre, nous on n'y peut rien.
Avec le recul, on s'apercevra à quel point l'arrivée de
l'euro a marqué la fin de la France dans les esprits les plus simples,
les plus manipulables. Français, France, de quoi ils viennent nous
parler ? On comprenait quand on avait des Francs dans nos poches. Maintenant
on n'a plus de Francs, c'est l'euro, c'est l'Europe, c'est autre chose,
on ne sait pas quoi. Et comme ce « on ne sait pas quoi » ne
se montre jamais, le « mal être » ne peut que s'exacerber.
Il n'y a pas d'intégration possible, pas de dynamique solidaire
possible, sans la reconquête de l'indépendance monétaire
et de la souveraineté politique. Penser le contraire, c'est vouloir
construire une cathédrale, voire une mosquée, sur un sol
sismique et sous un bombardement. Commençons par le commencement
: l'indépendance d'abord, qui donnera la fierté et l'audace,
et la cohésion sociale se fera ensuite, tout naturellement.
Nous n'avons qu'un seul message à faire passer : c'est contre l'Europe
et la mondialisation, pas contre la France, que les banlieues se soulèvent.
Et si vous estimez que ce n'est pas crédible, apprenez que la politique,
c'est de rendre crédible ce qui sert notre combat.
En tout cas, si certains d'entre nous veulent "sauver la France"
que ces Messieurs ne nous ressortent que parce qu'ils font dans leur froc,
qu'ils le fassent sans moi.
Salut les supplétifs ! »
Vous le saviez déjà, Charlotte fait toujours
preuve de tendresse…
Mais il bon et juste de toucher du doigt le cœur du
problème. Notre indépendance est la clef de voûte
de toutes les solutions possibles. La république est comme une
vieille actrice sans cesse repassée dans la main du chirurgien.
Prendre le risque de la laisser éternuer un bon coup est peut-être
la solution pour tous ceux qui aiment la France.
Nous vous confions tout cela sans angélisme, sans
souhaiter le pire pour notre pays, en sachant bien qu’il nous faudra
peut-être aussi monter au feu, mais en veillant à ne pas
monter sur le radeau des cannibales qui ne rêvent que du pouvoir.
Portemont, le 8 novembre 2005.
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