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A méditer !

En 1833, Frédéric Ozanam fonde la société de St Vincent de Paul avec cinq camarades. Ils ont vingt ans ! En 1945 (au sortir de la guerre !) la moyenne d’âge de leurs héritiers dans une commune d’Ile-de-France, où l’on vient de fêter le soixantième anniversaire de la création d’une nouvelle section, est encore de 24 ans ! En 2005, la moyenne des bénévoles de la même société est de 65 ans ! Que s’est-il donc passé en soixante ans pour que notre jeunesse ne se sente plus concernée ?

Il est vrai que les media dégoulinent de générosité et qu’il est possible de mettre facilement un chèque sous enveloppe pour aider les maladies orphelines, les victimes d’un séisme, d’un ouragan ou d’un tsunami… Mais mesure-t-on bien le prix d’une conscience achetée à bon compte.

La jeunesse, dont la générosité potentielle est la même en tous temps, souffre de n’avoir pas vu leurs parents consacrer du temps à rendre service. Il est vrai aussi que le service est devenu un enjeu économique, avenir de l’entreprise dont le secteur tertiaire constitue une niche juteuse et, paraît-il, le seul espoir de créer des emplois… Il semblerait que la jeunesse n’y trouve pas tout à fait son compte si l’on en juge par le taux de suicides, l’explosion de la violence ou les dépendants à l’alcool ou la drogue…

Alors à quand des prescriptions de visites au petit vieux du coin en lieu et place d’un chichon ?

Hildegarde, le 30 octobre 2005

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