vendredi 21 novembre 2008

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De l’homme laid…ou de l’asservissement de l’homme par la liberté !

Plus que jamais nous devons nous méfier de la Liberté. Ce mot, à lui tout seul, est devenu l’emballage privilégié de nos asservissements. La liberté de penser, la liberté sexuelle, la liberté de tuer les plus faibles et maintenant le « combat libre ».
L’enfer est toujours pavé de bonnes intentions. Notre ami et frère d’armes David Gattegno tire flêches et sabre contre ce qui se voudrait une nouvelle « discipline »…

Nos écrans n’en sont pas encore envahis. Mais soyons prévoyants.
Les combats libres s’inscrivent dans le paysage. Des spectacles s’organisent sous d’autres cieux : Se battre pour de l’argent, sans règle, jusqu’au bout… Peu importe que le champ clos soit parfois une cage. C’est l’ « Ultimate Fighting ». Le « combat libre » est aux arts martiaux ce que la « Gay Pride » est à Carnaval. Et notre « frère » David fait triste figure… mais il sait qu’il nous reste la Voie !

Portemont

« Sociétépaisse brute »

“J’ai appris hier…”, ainsi a débuté l’inouïe “radiophonie” d’Antonin Artaud, après guerre, dans laquelle, abominablement effrayé par ce qu’il prévoit, il prophétise un certain nombre des scélératesses aujourd’hui dominantes…
Eh bien, moi aussi, “j’ai appris hier” — mais ce fut avant-hier —, et je n’en fus qu’à peine étonné.

Misère de nous…

Voilà donc que, désormais, au lieu de tâcher, vaille que vaille, de dompter cette brute que l’homme abrite parfois, les satanées démocraties de la planète commencent à entreprendre de lui trouver une légalité.Cela signifie, pratiquement, que l’on veut “légaliser” les actes de la brute que j’ai dite dans le cadre d’un exutoire, le champ clos de celui-ci sera, quelquefois, une cage…

Cela s’appelle — abjectement, si je puis dire, et je le dis ainsi: “abjectement” —, cela répond à une insane appellation qu’il a plu d’employer : “combat libre”… L’épithète voulant signifier que la liberté, telle qu’il faut maintenant l’entendre, implique que les règles sont bafouées; tous les instincts bestiaux peuvent se défouler: après que la soif de cul des pornocrates libérés de soixante-huit a fait couler à flot des litres de pitres excités par tous les bouts, voilà que la suite aboutit: maintenant, ça va saigner!

Tout est permis, désormais, au nom des sacres médiatiques de la pourriture mentale et de la libido rancie, pour l’enfin grand bonheur des fronts bas, des nuques plates et des mâchoires hypertrophiées.

Au terme du combat (dont j’ai vu des exemples), au terme du combat — qui n’est pas un combat, disons-le — au terme du relâchement des ignobles ressorts que l’on a fait jouer, l’un des protagonistes est tombé tandis que l’autre se gargarise de sa victoire et profite de ce que l’adversaire est à terre pour cogner et cogner encore et le cogner toujours, avec du régal aux coins des badigoinces, par ce que cela produit du mal et que ça brise le cou et que la vie suffoque. Les plus odieux instincts sont convoqués, à cet instant.

Quand on déclare le vainqueur; alors, c’est l’euphorie, jusque dans les tribunes, où les spectateurs braillent et se trémoussent, aussi méchamment contents que des supporters de foutre-balle, en cependant que le paquet de viande, repu de son triomphe, peut dégorger son plaisir d’abruti en un rugissement de soiffard… Et ce rugissement, je vous l’assure, est tout pareil au bruit de siphon des chasses d’eau entraînant des diarrhées…
Alors je dis que je vomis un monde pareil, et j’ajoute que celui qui ne le vomit pas en vit, en mange, “EN CROQUE”, comme on dit…

Je dis encore que pareil monde qui tolère de pareils avilissements publics et ose en débattre, comme il débat de la légalisation d’autres poisons exactement équivalents, pareil monde, dis-je donc, n’a plus qu’une chose à espérer de la Providence, qu’une chose à espérer pour tenter de sortir de la mangeoire où il se repaît de ses vices, une seule chose peut le faire émerger, peut-être, et cette chose s’appelle la dynamite, la bombinette artisanale, pour que cette foutue modernité pète et craque partout où suinte la teigne de sa suffisance.

Maudite soit-elle! l’odieuse, l’infâme, l’abominable !
Et pensons, en passant, qu’une de ses roulures répugnantes de muscles contrefaits et de spectacles méchants est aujourd’hui gouverneur d’un gros État amerlocain… Pensons-y, Nom de Dieu!
Nom de Dieu! Nom de Dieu! Nom de Dieu! Jurons!
Jurons de par Dieu, de par Notre-Dame et tous les saints que la Terre a portés, jurons que nous ne souffrirons pas que la brute qui est en l’homme puisse réussir à trouver une légalité sociale sans que l’on ne nous entende jurer et en appeler à la Bonté divine.

David Gattegno de la Triste Figure, le 25 septembre 2005.

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