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Provocation : Un ministre de l’Education
nationale visite une école… privée sous contrat !
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Le 8 septembre, Gille de Robien,
sur radio Notre-Dame, déclare que l’enseignement
privé catholique n’est pas un « refuge,
mais permet d’exercer un choix » : « Ce
choix est une liberté de plus ». Précédemment,
le ministre avait rendu visite à un collège privé
dans le Maine et Loire. C’était une première !
L’UNSA – Education
dénonce une « provocation ». La FNEC
– FO rappelle que l’école privée « n’est
pas l’école de la République ».
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Pourtant la liberté de l’enseignement « est
un principe fondamental reconnu par les lois de la République »
(Conseil constitutionnel – 23 novembre 1977) dont « l’Etat
garantit l’exercice » (loi sur les rapports entre l’Etat
et les établissements scolaires privés – 1959).
Le propos n’est pas ici de relancer la polémique.
La « guerre scolaire » en réalité
fatigue les Français qui font volontiers le choix de tel ou tel
établissement sans états d’âme. En cela, ils
suivent la tendance mondiale (voir rapport de l’OCDE – 1994).
Il faut retenir que le critère économique reste un frein
dans le choix du privé et qu’en la matière, la France
n’est pas un exemple de « démocratie »
: Sait-on par exemple que les Pays-Bas financent privé et public
à parité afin de garantir la liberté de choix ?
Au fond, la guerre scolaire n’intéresse-t’elle
pas que ceux qui en vivent ?
Mais il est bon de s’interroger sur le fait qu’une simple
visite ou le rappel de la loi d’un ministre puisse encore susciter
de tels commentaires relayés avec ravissement par les media.
Ces soubresauts expriment sans doute les dommages laissés
ou entretenus dans notre mémoire collective. Il est bon à
ce sujet de lire ou relire le livre de Jean Sevillia « Quand
les catholiques étaient hors la loi » (Perrin). La société
française est en réalité malade de son histoire.
Il suffirait pourtant qu’elle se réconcilie avec elle…
A quand un enseignement apaisé de l’Histoire
dans toutes les écoles ?
Hildegarde, 20 septembre 2005
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