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Nos malades à Lourdes…
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La fête du quinze août 2005.
Regards sur notre société et notre avenir…
Rien ne vaut cette immersion dans le monde de la souffrance et
de l’espérance.
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Venu des quatre coins de France, le Pèlerinage national
réunit hospitaliers et malades pendant plusieurs jours. Tous, nous
nous sommes retrouvés sur des quais de gare, perturbant le trafic
quotidien de la SNCF. La joie se lisait déjà dans les yeux
de nos malades. Joie partagée avec les familles qui ne pouvaient
accompagner leurs malades et dont certaines s’occupent toute l’année
avec son cortège de joies et de peines et parfois de désespoir.
Le soleil était du voyage. Très vite, à l’arrivée,
s’immerger dans les rigueurs du service.
S’effacer devant les demandes muettes de certains.
La Grotte, les Piscines, les processions…Des liens qui se nouent,
les équipes qui se mettent en place. Faire de nos sœurs et
de nos frères aux corps meurtris et à l’âme
en souffrance, le Centre.
Ne pas voir les agitations futiles qui se déroulent
autour. Il est vrai qu’une France Bottin Mondain se retrouve
dans ce lieu unique. Cette France sert ou tente de servir. Maintenir,
parfois avec les travers inhérents à toute Société…
Ne pas voir les gravures « BCBG », ne pas entendre
les bonnes intentions qui se dégonflent : « Pouvez
reconduire ce malade… » « Oui, mais je dois
retrouver des amis… »
Lourdes renoue tant bien que mal avec La Liturgie. Espérer
encore.
Le Vœu de Louis XIII ? Le clergé se doit d’y
faire allusion… Il s’étrangle presque à
son évocation discrète… Espérer encore.
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Il faudra bien qu’une année, les malades soient
au premier rang, sur l’esplanade lors de la Messe du 15 août,
et non pas les officiels. Nous garderons encore dans nos oreilles et dans
nos cœurs le magnifique « Tantum ergo ».
Espérer !
La joie de retrouver de nombreux jeunes amis royalistes
du C.R.A.F. qui, sans faillir pendant tous ces jours, servaient avec belle
humeur « Les Petits Frères des Pauvres ».
Se retrouver le soir, tard, et vider ensemble quelques bouteilles de Jurançon…
Vive Henri IV !
Et toujours à l’heure tôt matin…
Tous nos amis proches ou lointains étaient aussi
dans nos prières. Et les sourires de « Nos Seigneurs
les malades » nous ont beaucoup aidés.
Espérer !
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L’espérance terrestre était, cette année
encore, incarnée. Le brancardier Jean d’Orléans
comme chaque année avait dit : « Présent ».
Anonyme, au service de « Nos Seigneurs les malades ».
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Et nous pouvions en silence fredonner : « Mes
amis que reste-t-il…. Vendôme ! »
Merci à tous nos malades de leurs sourires.
Portemont et Anne-Dominique du Sable,
le 14 septembre 2005.
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