jeudi 09 février 2012

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Nos malades à Lourdes…

La fête du quinze août 2005.
Regards sur notre société et notre avenir…
Rien ne vaut cette immersion dans le monde de la souffrance et de l’espérance.

Venu des quatre coins de France, le Pèlerinage national réunit hospitaliers et malades pendant plusieurs jours. Tous, nous nous sommes retrouvés sur des quais de gare, perturbant le trafic quotidien de la SNCF. La joie se lisait déjà dans les yeux de nos malades. Joie partagée avec les familles qui ne pouvaient accompagner leurs malades et dont certaines s’occupent toute l’année avec son cortège de joies et de peines et parfois de désespoir.
Le soleil était du voyage. Très vite, à l’arrivée, s’immerger dans les rigueurs du service.

S’effacer devant les demandes muettes de certains. La Grotte, les Piscines, les processions…Des liens qui se nouent, les équipes qui se mettent en place. Faire de nos sœurs et de nos frères aux corps meurtris et à l’âme en souffrance, le Centre.

Ne pas voir les agitations futiles qui se déroulent autour. Il est vrai qu’une France Bottin Mondain se retrouve dans ce lieu unique. Cette France sert ou tente de servir. Maintenir, parfois avec les travers inhérents à toute Société… Ne pas voir les gravures « BCBG », ne pas entendre les bonnes intentions qui se dégonflent : « Pouvez reconduire ce malade… » « Oui, mais je dois retrouver des amis… »

Lourdes renoue tant bien que mal avec La Liturgie. Espérer encore.

Le Vœu de Louis XIII ? Le clergé se doit d’y faire allusion… Il s’étrangle presque à son évocation discrète… Espérer encore.

Il faudra bien qu’une année, les malades soient au premier rang, sur l’esplanade lors de la Messe du 15 août, et non pas les officiels. Nous garderons encore dans nos oreilles et dans nos cœurs le magnifique « Tantum ergo ».
Espérer !

La joie de retrouver de nombreux jeunes amis royalistes du C.R.A.F. qui, sans faillir pendant tous ces jours, servaient avec belle humeur « Les Petits Frères des Pauvres ». Se retrouver le soir, tard, et vider ensemble quelques bouteilles de Jurançon… Vive Henri IV !
Et toujours à l’heure tôt matin…

Tous nos amis proches ou lointains étaient aussi dans nos prières. Et les sourires de « Nos Seigneurs les malades » nous ont beaucoup aidés.
Espérer !

L’espérance terrestre était, cette année encore, incarnée. Le brancardier Jean d’Orléans comme chaque année avait dit : « Présent ». Anonyme, au service de « Nos Seigneurs les malades ».

Et nous pouvions en silence fredonner : « Mes amis que reste-t-il…. Vendôme ! »

Merci à tous nos malades de leurs sourires.

Portemont et Anne-Dominique du Sable,
le 14 septembre 2005.

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