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Le crépuscule des pitres…
Exit les jeux !
Regardons la vérité en face : Nous avons une chance extraordinaire.
Nous avons sept ans pour nous ressaisir, pour nous réunir et pour
gagner…
Rien n’aurait été pire que d’avoir les Jeux
de 2012 à Paris. Ne chipotons pas sur les investissements, les
emplois vrais ou factices, les nuisances et tout l’habituel cortège
des « affaires » qui se seraient greffées…
L’obtention des jeux à
Paris aurait jeté un tel voile de paillettes et d’illusions
que nous aurions encore perdu au moins 10 ans pour regarder la vérité
en face. Ne parlons pas du vieux coq déplumé qui tente de
régner sur le poulailler élyséen. Les Jeux lui auraient
permis une sortie sous les lauriers… Et comment aurions-nous pu
supporter le sourire beat de l’occupant de l’Hôtel de
Ville ?
Nous avons mieux à faire que
de nous complaire dans les lamentations. Que les Anglais se soient comportés
en voyou ne doit pas nous surprendre. Après tout, c’est chez
eux une seconde nature. Mers El Kébir ou les J.O. de 2012, c’est
du pareil au même !
Ces instants de psychodrame de boulevard
nous auront au moins détendu ;
Avoir pu lire dans la presse les propos de Monsieur Delanoë nous
a permis de renouer avec la bonne humeur : « …
Mardi, quand je montais dans ma chambre à coucher, il y avait des
gens qui descendaient de rendez-vous successifs avec le Premier ministre
Tony Blair et le patron de la candidature, Sébastian Coe. Je n’avais
pas compris que c’était ça, je pensais qu’il
fallait le meilleur dossier. »
Nous avons eu en son temps, une femme
ministre du même parti que Monsieur Delanoë qui nous avait
bien prévenu que les Anglais étaient gens de mauvaises mœurs…
Mais là, vraiment ce « pôvre » Bertrand qui nous
joue le naïf ! Son ego en a pris un coup : Blair plus sexy que Delanoë !
Pour compenser, nous pouvions nous consoler
avec Arnaud Lagardère. Pas de surprise, avec un tel nom de cape
et d’épée, Arnaud ne pouvait pas nous décevoir
: « On avait le meilleur dossier,
mais peut-être que les choses se sont faîtes ailleurs. Nous
ne sommes pas là pour nous lamenter, nous sommes des combattants. »
Voilà un bon mot.
Il nous faut aussi garder en mémoire
les propos de Jean-Paul Huchon, le président socialiste de l’Ile-de-France
: « … L’état de crise
morale, politique et sociale dans lequel est la France depuis le 29 mai,
fait qu’on a peut-être préféré privilégier
des gens qui ont l’air de plus en vouloir, d’être moins
en crise… »
Il est vrai que le visage de la France,
de la France officielle et politicienne n’est pas engageant. Mais
Monsieur Huchon se trompe avec les dates. Il nous faut remonter bien avant
le 29 mai 2005 pour dater la crise morale, politique et sociale dans laquelle
se complait la France. Oui, bien avant le 29 mai 2005… Mais c’est
une autre affaire.
Nous insistons, c’est une bonne
nouvelle pour la France. Nous avons toutes les raisons d’être
satisfaits. Bravo pour les J.O. de Londres en 2012.
Nous allons essayer, tous ensemble,
de comprendre pourquoi, d’en tirer toutes les leçons et de
tracer les voies de la vraie victoire.
Portemont, le 28 juillet 2005
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