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Que
fait le parti ?
Les
temps changent. Le temps lui-même change.
Dans ma jeunesse, et c'était il y a plus de 30 ans, quand j'entendais
le mot "cellule", je voyais rouge. Un peu comme quand j'entendais
le mot "loge". En province l'habitat individuel ne favorisait
pas l'établissement des concierges. Aussi quand je devins parisien,
j'avais plaisir à dire d'une voix un peu forte: " je descends
à la loge". Ce n'était pas une descente aux enfers.
J'allais chercher le courrier, chez une sympathique concierge serbo-croâte.
Pour entretenir ma mauvaise éducation, restaient les "cellules".Les
"cellules" ont lentement déperri. Le Parti aussi.
Aujourd'hui les cellules refleurissent. De tous les côtés.
Et cela n'est pas bon signe.
Rassurez-vous, je ne parle pas d'un nouveau printemps du Parti. Les "vieux
cocos" des bonnes vieilles cellules finissent par me manquer.
Je parle des cellules de soutien, des cellules psychologiques.
La terre tremblote: cellule de soutien ! Le ciel mouille trop :
cellule de soutien ! Le soleil tappe trop dur : cellule de soutien.
L'auto va trop vite ( Clio 16 soupapes -137 chevaux-) Permis de conduire
depuis 15 jours. Quatre jeunes garçons et une jeune fille tués.Vite
cellule psychologique ! Quelques jours après j'apprends, toujours
dans la presse, que le jeune chauffeur débutant avait un taux d'alcoolémie
de 1,38 g. Et que le générateur du drâme aurait pu
être un lapin, retrouvé écrasé sur le lieu
de l'accident. Cellule de soutien ?
Les enfants d'une petite école ont perdu leur petite camarade.
Petite victime foudroyée dans un un grand espace de la région
parisienne. Cellule de soutien ! Et aux petits enfants un peu
tristes qui apportent des fleurs ou un nounours, que disent les adultes
qui soutiennent ? "Maintenant, c'est un ange."
Les abbés se font rares, bien que...
Il faudrait que revienne le temps des "Péppone" et des
"Don Camillo".
Portemont
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